samedi 21 janvier 2017

Il ne faut pas se retourner


Je suis Chihiro, dans un film avec Ben Affleck. Et Ben Affleck, c'est le diable, car son numéro est enregistré dans la mémoire de son téléphone. Et ce numéro c'est le « Dit-Dat-Dot ». Nous sommes prisonnier chez lui, dans sa bibliothèque dont les livres sont vivants. Chaque pièce de la maison est consacrée à une forme de littérature particulière. Il y a quelqu'un derrière nous mais il ne faut pas se retourner. D'ailleurs, on ne peut pas.

vendredi 13 janvier 2017

Bulletin spécial




J'ai passé une entrevue pour travailler dans une entreprise où je convoite vraiment un poste mais comme je ne parviens pas à savoir si oui on non ma candidature les intéresse, je me pointe là-bas inopinément dans l'espoir d'avoir un résultat. Et on me fait poireauter dans un coin. 

Enfin la responsable de l'équipe dans laquelle je désire embarquer m’emmène à la cafétéria avec elle en me disant qu'on n'a pas besoin de moi mais que je pourrai quand même être utile à quelque chose. Elle me demande de créer une mise en situation au cours de laquelle j'envoie promener un employé sélectionné qui ne réagit jamais aux provocations. 

Nous sommes assis tous les deux face à face à une table pour deux, bleue, sur le bord d'un mur avec des barreaux et un écran d'ordinateur au dessus de la têtes. Je ne suis pas actrice, je n'ai aucune idée quoi faire. Je me contente de lui faire une scène en lui racontant ma situation avec une crise de larme et je l'accuse de ne pas être compatissant et de s'en foutre totalement en lui criant par la tête:  « Et toi, qu'est-ce que tu ferais? Comment tu réagirais?» Et sur ce je me précipite en larme vers la sortie. 

Mais comme je ne la trouve pas, je vais n'importe où et j'aboutis dans la piscine. Il y a une antichambre dans laquelle on voit plusieurs entrées de tunnels et ensuite c'est le bassin principal. Il est minuscule et un radeau pneumatique en couvre presque la totalité. Je le tasse car une fille veut plonger. Comme je n'ai pas mon maillot de bain, j'enlève mes souliers pour me tremper les pieds. Il y a un très beau décors avec des animaux mécaniques autour de la piscine, c'est impressionnant. Des chiens des prairies grimpent sur un mur qui imite un talus sablonneux. On voit quand même des petits trous avec des senseurs, des aimants ou un contact électrique aux endroit ou les petits animaux doivent poser leurs pattes. Des pantins animés en fibre de coco avec une moitié de noix de coco pour la tête et l'autre moitié pour le corps, marchent en file militaire sur une échelle de corde qui fait office de pont tout entortillé.

 Quand je décide de sortir de la piscine pour retourner dans le hall, je croise un gros homme mulâtre qui porte une queue de sirène verte iridescente. Il me dit qu'ici c'est un baise-o-drome de 18 km, avant de disparaître dans un des tunnels inondés. Je comprend qu'il y a plein de tunnels ainsi connectés à des niches privés. Et je me dis que j'aimerais vraiment aller nager dans un grand corridor remplit d'eau et faire le parcours au complet. 

Une femme vêtu de mauve avec des cheveux teints jaune, rouge et orange, comme du feu, vient me voir pour me dire qu'on m'a trouvé une place. Elle m’emmène dans un laboratoire de capture de mouvement ou des techniciens sont en train de préparer des combinaisons avec des senseurs. Les combinaisons sont pliées tellement serrées qu'il faut les décoller et les étirer avant de les utiliser. Elles sont fabriquées en genre de tissus blanc plastifié un peu comme des combinaisons de peintre. On me demande de fixer les senseurs sur des pinces mais la moitiés des pinces sont brisées et je dois les réparer rapidement. 

Et soudainement, il y a un bulletin spécial diffusé sur la chaîne interne de l'entreprise car la dame responsable qui m'avait convoquée en entrevue a été assassinée. Ils font donc apparaître une reconstitution de son meurtrier tel que capté par les caméras de surveillance et c'est moi. Je veux me sauver. Je sais que le criminel est la dame aux cheveux de feu. Et j'ai des alibis. Mais je sais que la justice n'est jamais du côté du faible et du pauvre donc je m'enfuis et je retourne à la piscine. 

Mais comme c'est maintenant la nuit, c'est devenu l'immense baise-o-drome dont l'homme m'avait parlé, avec des tentures rouges des coussins moelleux et des éclairages chaleureux. Les gens s'enduisent le corps d'un gel en silicone bleu pour aller baiser sous l'eau. Je m'en vais en dessous, là ou il y a les couloirs et j'emprunte une porte qui mène à l'envers du décors. 

Il y a encore plein de couloirs autour des couloirs qui circulent comme de gigantesques boyaux blancs et tout est de forme arrondis, sans arrête, en plâtre et blanchit à la chaux. C'est là que sont les enfants dans leur service de garde. Je leur donne une boîte de tamarins remplie de bananes rouges pas mures et je m'en vais. Mais je réfléchit et je me dis que ce n'est pas une bonne idée de tromper des enfants, même si c'est involontaire, dans ma situation où je suis déjà recherchée pour meurtre donc je retourne les voir pour leur dire que les fruits ne sont pas bons à manger. Les enfants sont étrangement compréhensifs et raisonnent froidement, comme des adultes. Je vois que de toute façon ils n'avaient pas mangé les bananes mais les ont écrasées sur le sol avec leur pieds. 

Comme je suis encore poursuivit, je me sauve par une autre porte qui ouvre sur un escaliers de service, les murs sont en bétons humide et pellés couverts de fils et de tuyaux. Les marches qui descendent sont très complexes mais je les sautes avec agilité, à une grande vitesse, comme une ninja. Et plus j'approche du fond, plus elles sont difficiles, de formes irrégulières et couvertes d'obstacles, avec des pistons jaunes qui surgissent des contre marches pour me faire tomber. Et des outils. 

Il y a des outils qui traînent en tas mais je n'ai pas le temps de réfléchir à ce que je voudrais choisir qui me sera le plus utile car j'entends le métro qui arrive. Donc je m'empare d'un marteau sans manche et d'une hachette argentée portative pliable. Mais ce n'est pas un métro. C'est une étrange structure articulée avec des cordes et des engrenages qui arrive à la station pour se faire réparer par des machines. Tout est automatisé. J’essaie de trancher une corde de métal de la structure à l'aide d'un creux sur la hachette qui sert à trancher les cordages. ¨Pour une raison quelconque, ça devrait me permettre d'embarquer dessus. 

Mais deux hommes, un jeune et un vieux en sortent. Ils sont difficiles à convaincre mais je réussis à les persuader de m'emmener avec eux. Ils me disent de revêtir un uniforme de pompier noir à bandes réfléchissantes, comme le leur, avec un casque et des mitaines rouges. Ils me montrent comment dire bonjour comme eux et rajoutant que de cette façon je vais passer inaperçue. Je les suis dans leur cabine de service et c'est minuscule, on est tassés les uns sur les autres. Il y a des coussins pour dormir et des machines distributrices. Les autres techniciens me parlent, il y a des femmes aussi, tous vêtus comme moi. Mais je ne dis rien, je remonte mon col sur mon visage et je vais dormir dans un coin.

lundi 9 janvier 2017

Pénélope est fâchée



Je suis avec un dieu nordique, genre Thor, qui escalade des pitons rocheux vertigineusement acérés, avec son chien. Il procède par balancier pour se hisser vers les hauteurs. Il lance sa corde munie d'un grappin à un point de levier et il se précipite dans le vide pour faire le pendule et atteindre un niveau plus élevé de l'autre côté. Il réussit ainsi à escalader sans peine une aiguille rocheuse qui forme un fuseau très pointu. Et il n'a pas froid, même s'il est dans les hauteurs glaciales et ne porte qu'une cuirasse de légionnaire et un pagne, les jambes nues.

Il trouve Minerva qui dort au sommet de la montagne, emprisonnée dans un cristal limpide et bleuté plus grand qu'elle. Elle se réveille quand moi, Pénélope, je vais les rejoindre. Et Thor est vraiment emmerdé de nous avoir toutes les deux sur les bras. Minerva ressemble d'avantage à une Walkyrie qu'à une déesse grecque. Elle me montre que le pendentif en or de mon collier représente Ithaca où deux navires viennent d'accoster, celui de Néoptolème et l'autre est le vaisseau d'Ulysse. Je suis vraiment fâchée car ça fait une éternité que je l'attend et il faut que je sois à l'autre bout du monde quand Ulysse se décide enfin à revenir. Je demande à Thor s'il ne peut pas convaincre Aegir de m'aider à revenir chez moi le plus rapidement possible.


samedi 31 décembre 2016

C'est la fin du monde et je veux savoir ce qui se passe





On assiste à un spectacle de musique en plein air à Disneyland Montréal, qui semble être situé sur l'île Ste-Hélène dans le coin du parc Jean Drapeau. Il y a un pont et la scène est un genre de gigantesque demi-cercle fait d'une tôle de fer peinte en blanc. Le mot Disneyland Montréal et la silhouette du château de Disney sont découpés dans la feuille de métal et au travers on voit une forêt en automne. Le spectacle a lieu sur la scène et on se rend compte que dans le fond la tôle est pliée et les musiciens sont dessus. 

On est sur le pont Jacques Cartier et comme on connaît les musiciens et les danseurs qui se mêlent à la foule, ils viennent nous chercher pour qu'on danse avec eux. Mais je dis non, ça ne me tente pas, je n'aime pas danser. Et la musique, pourtant joyeuse et entraînante, me déplaît car elle me fait penser à une performance du Cirque du Soleil… et je déteste le Cirque du Soleil.


On veut retourner chez nous après le spectacle mais comme on habite vraiment loin et qu'on est à pied, on aura vraiment long à marcher. J'ai des ongles incarnés, mes orteils sont en sang. La fête est terminée. Mon copain dit qu'il va mettre de l'eau d'érable dessus, ça va aider à guérir. Il va derrière une table du buffet, qui est vide maintenant et remplie de verres de styrène blancs que les gens ont jetés là quand ils avaient fini. Et dans la glacière il prend un gros galon d'eau d'érable qu'il verse généreusement sur mes pieds nus.
 
Arrivés chez nous, on a regardé à la télévision une diffusion en différé du spectacle auquel on vient d'assister. Dehors il y a alternance de soleil et de pluie. Le ciel se couvre soudainement de nuages tellement sombres qu'on voit les étoiles au travers. On dirait que les nuages sont tachés d'encre de chine. Je le remarque car l'éclairage baisse tout d'un coup. Il commence à pleuvoir intensément. À un point tel que les nuages dégoulinent, s'allongent vers le sol et se liquéfient en grosses coulures pour tomber du ciel.
 
Je trouve ça super inquiétant et je vais sur l'ordinateur pour chercher « météo Montréal » sur Google afin d'en savoir plus. Mais mon copain était en train de jouer à un jeu vidéo d'action et d'espionnage en ligne avec le « Google doodle » et les touches que je presse sur le clavier ne font que « customiser » mon personnage. On dirait qu'il sort d'une BD des années '80. C'est un robot humanoïde avec une casquette rouge et un complet mauve pâle. Il avance à reculons en roulant sur la tête. 

Je ne parviens pas à sortir du jeu. Je veux me dépêcher car j'ai l'impression qu'il ne nous reste plus longtemps d'Internet, que c'est la fin du monde et je veux savoir ce qui se passe. Je demande à mon copain de m'aider à reprogrammer l'ordi pour qu'il soit utilisable mais il ne semble pas s'en soucier. Tout ce que je réussis à faire est d'entrer dans Google et de faire des recherches avec mon personnage fucké comme curseur mais ça ne m'avance pas.

mercredi 21 décembre 2016

Brainfrizz*



On se promène au dessus de l'île de Montréal dans un grand vaisseau en toile qui ressemble à un cerf-volant, ou une tente. C'est le futur d'après l'apocalypse, toute la civilisation est détruite, le monde est dépeuplé et Montréal est redevenu une grande forêt à l'état sauvage. Nous chassons le jour et les zombies sortent la nuit. Il ne faut donc jamais rester à la surface durant la nuit. Nos habitations sont sous la terre. La porte qui y mène est protégée par un système de sécurité à l'épreuve des zombies et on entre par osmose. Le corps est aspiré à la verticale et recraché à l'horizontale dans la ville souterraine.

Le peuple me chasse de la ville et je demande à avoir un canot pour aller vers le sud car les zombies ne peuvent pas nager. Je traverse les rapides de Lachine avec appréhensions car la voie navigable et les écluses ne fonctionnent plus, mais finalement c'est plus facile que je ne craignais.

L'eau est infestée de concombres de mer qui essaient de m’attraper en crachant leur tripes comme des filaments dentelés de méduses. Ce sont des créatures étranges, ils ne ressemblent pas aux concombre de mer qu'on connaît. La partie immergée de leur corps est un filet rond comme un filet à papillon ou un attrapeur de rêve tandis qu'au dessus de l'eau, on ne voit qu'un dentier humain qui émerge. À la fin des rapides, des inuits captures les concombres de mer pour les faire sécher et les vendre au touristes. Je demande si je peux les aider et rester avec eux mais ils ne veulent pas.



*Oui, ça vient de Oryx and Crake de Margaret Atwood. Étant donné que j'étais en train de lire ce livre quand j'ai fait ce rêve, ça m'a semblé tout indiqué comme titre… surtout étant donné le sujet du rêve en question.

samedi 10 décembre 2016

L'oiseau de John

Ma version de Shibo dans Blame


Naomie What est la fille du premier mariage de Yoko Ono. Maintenant, Yoko et sa fille demeurent avec John Lennon, même s'il n'est pas le père de Naomie. 

Il a fait acheter la pièce de théâtre qu'a écrit Naomie par le théâtre du Chambellan Champêtre et maintenant ils doivent la jouer. 

On rentre pour aller manger et Yoko a préparé un plat de riz blanc avec une sauce aux oignons caramélisés et aux amandes. Elle moule le riz collant dans un petit bol de céramique pour en faire une belle demi-sphère blanche sur laquelle elle verse la sauce. 

La mère de Yoko vient en visite mais personne ne veut la voir car elle n'est pas sympathique. Elle demande à son mari de se déguiser en femme pour faire le ménage. Quand il a terminé, il dessine un oiseau dans la poussière sur la partie bleue de l'écran de télévision. Car la télé est divisée en 2 couleurs, rouge et bleu. L'oiseau de John n'est jamais aussi beau que celui dessiné par la mère de Yoko sur la moitié rouge. 

Je vais visiter John et Yoko mais la police est dans le quartier. Ils me disent qu'ils doivent établir un périmètre de sécurité dans tous le secteur car cela se trouve sur le territoire de délibération de l'accord entre les premières nations et les compagnies de pétrole. Les négociations vont très mal et les autochtones ont sortis les armes pour se défendre. Il ne faut pas traîner dehors au risque de se prendre une balle perdue. Et Naomie documente la révolte en photo. Sa mère est très fière d'elle. Elle dit que sa fille avait aussi très bien documenté la crise de 1980.

samedi 3 décembre 2016

Antoine Labelle – Curé et roi du Nord

Voici un nouveau titre dans lequel j'ai quelques illustrations

Antoine Labelle – Curé et roi du Nord
de Roxane Turcotte
ISBN 978-2-924309-84-1
Aux Éditions de l'Isatis

Avec le maire

Moman Labelle

Bûcherons

Portrait du curé Labelle

Isidore Martin

Honoré Mercier

Bras De Fer

Nouveaux arrivants

Finale