samedi 17 septembre 2016

Un restant de fromage aux asticots


 
C'est la nuit, je suis à la galerie et je vois plein d'autos blanches avec un logo noir en forme d'étoile stationnées en face. Je sors pour aller voir. Il y a des camions avec des loges et des gens qui se promènent en portant des perches et des caméras car ils font un tournage de l'autre côté de la rue. Des gens de la production sont entrés dans la galerie et vont se faire à manger dans mon atelier. Je m'en vais les chasser de là. Personne n'entre dans mon atelier, sauf les gens que j'invite!!

Ils m'expliquent qu'ils sont en train de tourner une émission sur les arts  qui se nomme « Art here » où ils rencontrent des artistes dans leurs ateliers et des collectionneurs. Ils sont contents d'être en face de notre galerie d'art. Je la leur fait donc visiter. 

Elle est devenue plus grande et les murs sont rouges avec une mosaïque en céramique qui représente des démons

Le réalisateur de l'émission s'agenouille devant les démons pour faire ses dévotions. Sur les cadres de porte, il y a des papiers collés avec les noms des évangélistes et des apôtres. 

Je suis dans un monde qui fait penser à Gormenghast . Les gens portent des costumes, on dirait des marionnettes tellement ils sont caricaturaux. Je veux réparer un vieillard qui a perdu un bras. Il en a trois de chaque côtés. Je comprends comment fonctionne le mécanisme qui attache son bras à son épaule avec une tige et un anneau de porcelaine mais j'ai aussi besoin de le coudre en place pour faire une plus belle finition et je n'ai pas de fil. Le vieillard, parce qu'il est malveillant, me plante ensuite une aiguille de porc-épic incandescente dans le bras droit. 

Les gens remarquent alors que j'ai une drôle d'odeur et ils sont horrifiés de voir que mon corps se couvre de boutons noirs. Ça m'inquiète. Ils m'envoient voir la médecin. C'est la plus belle femme. Elle regarde mon bras avec la plaie et dit que j'ai la “black pox”. Il n'y a rien à faire contre ça. Il faut juste attendre que ça passe. Mais je ne devrais pas avoir de cicatrices car ma peau semble bien résister. Par contre, je vais prendre 10 lbs. Et je suis assez contente de constater que ce sont 10 lbs de muscles et non de gras. 

Pour souper, une fille avait emprunté de la nourriture à l'épicerie et elle y ramène ce qu'on n'a pas mangé pour qu'on ne paye que ce qu'on a pris. Il y avait des gousses de gourganes, du poulet auquel personne n'a touché parce qu'il n'était plus bon, une poche de jute pleine de porc effiloché et un restant de fromage aux asticots.

samedi 3 septembre 2016

Le numismate


C'est mon interprétation de Murdoc des "Gorillaz"

Un homme est parti en voyage et il a enfermé son enfant seul à la maison avec un fantôme. Le fantôme retient l'enfant prisonnier chez lui. Mais il n'est pas tout seul, il y a aussi des chats. Le petit garçon passe ses journées à appeler à l'aide par la fente postale de la porte d'entrée, en la tenant ouverte avec ses mains. Personne ne vient et il meurt. Le fantôme fait disparaître le corps de l'enfant dans une grosse souche d'arbre. 

Le père de l'enfant va rencontrer une femme touareg dans un restaurant sombre et bondé de monde. Il croit que son fils a disparut et ne semble pas s'en faire. Je vais à sa rencontre dans le restaurant avec la grosse souche et je lui dit que c'est le numismate qui a tué son fils. Ce disant j'ouvre la souche pour lui montrer le cadavre de son enfant prisonnier de la fente aux lettre, tout bleu et exsangue, recouvert de fils de laine gris et de couleurs sombres.

dimanche 28 août 2016

La pierre du mal



Cela se passe en Nouvelle Zélande dans un village dont les maisons, en forme de bloc Tetris, sont à moitié immergées dans la mer. Ces habitations ne sont construites qu'avec des branches attachées ensemble par des cordes. Ce n'est pas moderne mais plutôt dans le style d'une tribus primitive. 

Leur rituel matrimonial est orchestré par un jeu aux règles bien déterminées. Ils tracent des dessins aux angles droits et cubiques, comme leurs maisons, avec le bout d'un bâton sur le sable de la plage. À tour de rôle, les hommes de la tribus vont placer des petites pierres noires à facette qui ressemble à du jais ou du charbon, aux angles du polyèdre. Quand l'un des joueurs est prêts, il prend une pierre dans sa bouche, entre ses lèvres et il doit prédire l'endroit précis où il lancera sa petite bille noire, c'est-à-dire sur quelle pierre et sur quelle arrête il tombera. Comme il y a beaucoup moins de femmes que d'hommes dans ce village, certains hommes seront malheureux car même s'ils jouent au jeu toute leur vie, ils ne trouveront jamais de femme.

Ce village possède aussi la pierre du mal. Et ça ne ressemble pas à quelque chose de mauvais car c'est un gros cristal bleu luminescent qui a vaguement l'apparence d'un gros bloc de sel mal dégrossit mais clair comme de l'eau. Mon copain y touche. C'est un jeune garçon aux cheveux bleus et aux grands yeux en amandes comme dans une animation de Tim Burton. Et moi je ressemble à Sally la poupée de chiffon. Quand il touche la pierre, il se transforme en rideau d'écriture arable lumineux. Et moi aussi je deviens comme ça. Quand on parle, notre symbole étincelle. La pierre a disparue, elle est devenue une partie de nous. Et nous avons aussi perdu une partie de notre humanité puisque, quand nous redevenons tangibles, nous sommes maintenant des sirènes. 

Je me rappelle avoir pensé que ce sera ainsi plus pratique pour nous, et nous pourrons mieux aider les gens du village immergé.

samedi 20 août 2016

Brighton wave


Hydrogénoarsénite de cuivre, ou vert de Scheele.
La première d'une série de dessins que je veux faire sur le thème des pigments toxiques.

Nous marchons dans un désert couleur de rouille en direction d'une ville futuriste en forme de soucoupe volante, pour aller assister au concert à Brighton wave. 

Nous sommes des ouvriers qui travaillons dans une usine en tuyaux de métal où on fabrique des tuyaux de métal pour construire l'usine. Nos tuyaux sont réalisés en feuilles de tissus d'aluminium qu'il faut pétrir avec des pépites d'acier. On circule sur des convoyeurs, et pour monter d'un étage à un autre, il faut emprunter des échelles qui ne sont en fait que des gros clous plantés dans le mur et ensuite attraper une grille avec des crochets qui nous porte au prochain pallier.


Les propriétaires de l'entreprise sont des hommes d'affaire gras et cupides. Ils nous enlèvent les semences qui nous appartiennent et dont on a besoin pour se nourrir et ils vont les vendre aux riches qui habitent les niveaux supérieurs et respirent de l'air pur (car nous vivons dans les sous-sols). Le spéculateur malhonnête trouve un trèfle à quatre feuilles dans un sac de compost que j'ai attaché moi-même. Il ne sait pas ce que ça signifie mais il résout de le garder quand même pour lui. Il cherche un moyen pour procurer des conditions de vie encore meilleures au peuple de riches élus qui vivent déjà dans leur paradis. 

Les riches habitent une grosse montage dans les nuages au dessus des statues de l'île de Pâque car c'est un endroit où l'air est le plus pur. Parmis eux se cachent aussi des anciens humains de l'Atlantide d'une longévité incroyable. Ils se sont mêllés aux humains après la chute de leur île, pour y vivre un certain temps avant de retourner dans les nuages. Les femmes Atlantéennes ont des figures qui ressemblent à des animaux, la fille lion a une crinière rousse et la fille panda a les cheveux noir au visage bariolé le rose. Il y a aussi la fille lynx. Elles portent plein de piercing avec des pierres précieuses en pendeloques sur leur visage et moi je voudrais faire comme elles. Mais on se dit que les gens ne trouveront pas ça normal car ils sont asymétriques.

dimanche 31 juillet 2016

Superhéro funky bonheur



C'est notre dernière soirée à la Maison Hantée (j'y étais la cartomancienne) et nous regardons des films du souper dans lesquels on voit les fantômes. Moi aussi je suis là mais j'attends mon cue dans les coulisses et j'ai un autre costume. Comme la bâtisse est à l'abandon et menace de s'effondrer, il faut sortir. Je parviens à trouver le chemin vers la porte d'entrée du rez-de-chaussée, ce qui n'est pas nécessairement la meilleure idée car cela mène directement sur la rue de Bleury. La porte a une grande vitre et elle est cassée, je passe au travers pour sortir après avoir franchi le labyrinthe.

C'est l'hiver et j'essaie de me sauver mais la police me court après avec des chiens. Il y a trop de neige accumulée, je ne peux pas à courir donc je me couche dans la neige pour faire la morte. Le chien commence à me lécher le visage. Le policier qui me trouve pense que je suis morte à cause du chien qui en a après ma face. C'est bien connu que les chiens s'hydratent en captant l'eau sur les vers humides qui rampent sur les visages des morts. Le policier me retourne sur le dos et s'aperçoit que je respire encore.

Il va appeler le superhéro masqué qui possède un chat momie aux yeux bleus. 

Les superhéros se battent tous ensemble contre une soucoupe volante. Il y a Superman, Juggernaut, Galactus et Punisher. Ce dernier devient géant et fracasse la soucoupe avec sa tête. 

On me demande laquelle je préfère: Sailor Moon ou Fraisinette. Je choisis Sailor Moon mais on me dit que c'est un superhéro éphémère car elle doit se transformer pour devenir Sailor Moon, le reste du temps c'est une écolière. Tandis que Fraisinette est toujours Fraisinette. 

 Je me transforme moi aussi en super héro. J'ai des réacteurs dans les cheveux, pour voler, comme Suzie Fuze et quatre jambes. Dans chaque pied j'ai une petite pouliche de couleurs différentes: une mauve lilas, une jaune, une verte pâle et une rose, dont les crinières sont vivantes comme des petites limaces.

samedi 23 juillet 2016

Jésus est malade


Inspiré par la page couverture de "La femme piège".

Il y a des gens qui ne veulent pas vraiment qu'on sache ce qui arrive quand on est mort, et on meurt souvent.

Au-dessus de nos têtes il y a des nuages d'ouate en étages successifs qui mènent jusqu'à la lumière, mais ce n'est pas la vraie lumière du soleil. À chaque mort on franchit un nuage. Mais moi je suis tannée d'attendre, je veux savoir tout de suite ce qu'il y a en haut. 

Je grimpe sur les nuages et au sommet je trouve un gros tuyau de carton dans lequel j'entre et qui se connecte sur un autre tunnel au bout duquel je vois la lumière du jour. En le suivant, j'arrive sur le toit d'un gratte-ciel abandonné dans une ville déserte. Je cherche à redescendre dans l'immeuble par un autre chemin. Je trouve les escaliers. La bâtisse est vide et un concierge fait le ménage au travers des traineries, comme si l'endroit était un squat. 

Mes amis sont tous vieux, ils ne fonctionnent plus très bien et finissent par s'arrêter car ils sont cassés. 

Et Jésus est malade, dans la salle de bain.

dimanche 10 juillet 2016

Un monde où le noir n’existe plus






Je suis dans le sous sol avec deux types. Un qui ressemble à Hannibal Lecter et l’autre à Stephen King. Je dis à l’écrivain qu’à priori, je n’ai peur de rien. Ça m’arrive quand même d’avoir peur mais ça dépend davantage de mon état d’esprit et du contexte. 

Stephen King veut composer une histoire pour me faire peur.

Quand j’éteins les lumières, il ne fait pas noir. Il n’y a plus de noir mais les couleurs changent quand même. Il m’a inventé un monde où le noir n’existe plus et a été remplacé par une couleur qu’on ne connait pas encore. 

Et ça, ça me fait peur.