mardi 25 avril 2017

Je ne suis pas vampire




Je dois prendre une petite pilule de sang pour pouvoir être en compagnie d'un vampire. Ce médicament a pour effet de me transformer momentanément en vampire afin d'éviter que je le devienne pour de bon au contact du vrai vampire. Mais je ne prend pas la capsule et je la donne plutôt à une femme aux longs cheveux frisés noirs (j'ignore qui c'est). En fait je l'échappe sur le sol, elle s'ouvre et le sang s'en écoule. 

Un docteur m'examine et voit que je ne suis pas vampire. C'est bon, je voudrais m'en aller. Mais il m'enlève aussi mes antibiotiques pour mon angine de gorge (j'ignorais que j'avais ça). Le médecin placote avec des gens alors que je suis couchée sur la table de la cuisine à attendre qu'il m'installe un cathéter pour le goutte à goutte. Il manipule des paquets d'organes internes recouvert de peau humaine. L'un d'eux ressemble à mon coeur mais pourtant ce n'est pas mon coeur car je le sens battre dans ma poitrine.

Le vampire nous poursuit donc et nous voulons lui échapper en marchant dans du fumier de poulet, il paraît que c'est bon pour éloigner les vampires, ils ne pourront pas suivre nos traces. On arrive jusqu'à un shack abandonné dans un champ brumeux et deux zombies rôdent autour, ils se rapprochent pour nous parler mais on ne veut rien savoir car ils font peur. On ne les distingue pas très bien  de loin mais plus ils s'avancent vers nous, plus on perçois les détails de leur peau crevassée et rongée par les vers. Cette scène a été tournée sans décors, dans le vide, en white screen. Tout sera rajouté en post-production.



vendredi 14 avril 2017

Chevalier de Lorimier

C'est avec une grande fierté que je vous présente quelques illustrations que j'ai fait pour: 

Chevalier de Lorimier -Patriote et fils de la liberté
Écrit par Manon Plouffe
ISBN:978-2-924309-98-8

C'est un personnage de notre histoire que je trouve très important. Il a fait des grandes choses et il a beaucoup souffert. Après sa mort, sa femme et ses filles ont vécues dans la misère. Il s'est battu pour un idéal et c'est grâce à des personnages comme lui que le Québec existe encore.



Papa de Lorimier et la guerre de 1812

 
Chevalier à l'école

Duvernay et La Minerve

Émeute du 21 mai

Maison de Papineau

De Lorimier et Les Fils de la Liberté

Lord Colborne

Fuite

Adieux déchirants

Le dernier repas
Vers l'échafaud

mardi 11 avril 2017

Les globules blancs réagissent ainsi au contact de la lave



Je suis sur un site supposément archéologique. En fait on voit surtout une forêt de broussailles et des déchets modernes (mégots de cigarettes, papiers de bonbons…). Je prend des photos afin de documenter le site pour l'archéologue. On y retrouve des grosses formations d'asphalte. À certains endroits, elles montent du sol comme les côtes d'un animal gigantesque qui serait mort là et à d'autres moments elles recouvrent le sol de galles larges de dizaines de mètres. L'archéologue (c'est une femme) dit que ce sont les globules blancs réagissent ainsi au contact de la lave. On imagine donc la taille de la créature qui était là et qui a pu causer de tels monticules.

 Nous sommes un groupe, prisonniers du site. Personne ne va venir nous chercher, personne ne sait que nous sommes là et c'est impossible d'en sortir. Il n'y a rien à manger. Seulement une faille qui s'ouvre sur un gouffre noir dont s'échappe une petite fumée qui sent vaguement l'asphalte, comme si on gros monstre brûlait dans le fond.

Quelqu'un réussit à tuer un canard vert. Et quelques jours plus tard, une poule, au même endroit, on va pouvoir manger. Mais les gens disparaissent uns à uns. On ne sait pas pourquoi, personne ne dit rien. Les gens pensent qu'ils se suicident peut-être de désespoir. Il règne un vague climat d'angoisse car on a peur que le monstre sorte de la faille et on n'a rien pour se défendre ni pour se cacher. On se fabrique un abris avec des disquettes en plastique de 3''½ mais comme nous ne disposons ni de colle ni de mortier pour les fixer, elles tombent toutes sur le sol. Et dans le fond on est caché dans une montagne de disquettes. 

Finalement le monstre sort de la crevasse. C'est une grosse méduse dont le dôme, aussi gros qu'une église, est en cuir brunit qui rappelle des ailes de chauves souries, surmonté de 2 yeux l'un par dessus l'autre, comme un mat totémique avec des ailes membraneuses à la place des paupières. Un tentacule sort de là et plonge vers la tête d'un de mes collègues à la barbe rousse et aspire une longue excroissance de peau qui dépasse de sa tête. C'est sa moelle épinière.


jeudi 6 avril 2017

Les chats bleus





Mon copain et moi voulons aller visiter le musée des sorcières. Pour s'y rendre, il y a une route, à pente descendante, qui longe un village comme l'ancien ghetto juif de Prague. L'ennui c'est que la route est semée de poteau électrique et les fils qui passent au dessus de la route sont couvert d'araignées. Ces araignées s'accrochent après nous comme des fruits de Bardane et ensuite elles explosent en milliers de petits bébé araignées. Je le sais, j'en avais une sur le bout de mon bas et c'était vraiment difficile de l'enlever. 

Donc l'option un est de trouver des gros parapluies noirs pour s'abriter de la pluie d'araignée. Mais on n'en a pas. Donc je pense à prendre des grosses boites repliées. Mais ce n'est pas une solution car il faudra les tenir avec nos mains, qui seront exposées. Il y a aussi une palette à roulette sur laquelle on pourrait embarquer pour descendre la côte rapidement. Mais j'ai peur de me péter la gueule car il n'y a aucun moyen de freiner ou de contrôler la direction. 

Il y a une autre route de l'autre côté du village où il n'y a pas d'araignées. Elle rejoint la première en passant par un un pont sur le dessus d'un barrage. Le pont n'est pas très long mais nappé de brume et une silhouette encapuchonnée nous attend au milieu. Mon copain se méfie de cette silhouette et ne veut pas prendre le pont car il dit qu'on ne sait pas ce qui nous y attend. Mais je lui fait valoir que la route aux araignée aussi longe la mer d'un côté. 

Finalement on arrive au musée, je ne sais pas trop comment. La porte d'entrée se trouve dans une cours intérieure avec un joli jardin et nous traversons une grille d'argent torsadée pour y accéder. Le musée des sorcières est rempli de visiteuses aux cheveux broussailleux en robes longues qui semblent surprises de nous voir et nous demandent si on a eut de la difficulté à trouver l'endroit, comme s'il était caché. On dit que non, car moi je suis une vrai sorcière, pas une fausse comme elles. 

Je suis déçue car c'est un magasin de pacotilles new age, il n'y a pas grand-chose d'intéressant. Je demande à un vieil homme qui fait le commis s'il n'aurait pas quelque chose que je pourrais ramener à un de mes amis qui est sataniste. Il me montre des statuettes qui ressemblent à des pièces de jeux d'échec en bronze, à l'effigie des fondateurs de l'occultisme et du satanisme qui prennent la pose avec une colonne grecque. Il y a Anton LaVey, Timothy Leary et Aleister Crowley, entre autre. Il va aussi me montrer une bague en argent avec une améthyste gigantesque et un mécanisme de griffe qui s'ouvrent seulement quand je suis là. Et aussi des petites pierres polies. Je ne suis vraiment pas convaincue. Il y a une section cachée avec encore plus de gadget et une section pour enfant avec une cinéma et des lego. Finalement c'est n'importe quoi. 

Il y a supposément une vraie sorcière qui arrive mais je vais leur montrer que c'est moi la vraie. Je peux faire n'importe quoi car je sais que je suis dans un rêve mais pas eux, ça va les impressionner. J'emmène la vraie sorcière dans le ciel et je lui fait traverser un portail dans les étoiles. J'en ressort avec sa peau vide, sa robe blanche avec une grosse jupe de tulle comme une traîne de mariée et son opulentes chevelure rousse frisée. J'enfile sa robe et j'ai un chat bleu céruléen constellé d'étoiles qui va bientôt mourir. Je le flatte en me disant que les chats bleus sont les plus beau. J'aurai toujours des chats bleus.


jeudi 30 mars 2017

Il y a des extra-terrestres sur la terre




Il y a des extra-terrestres sur la terre. Ce sont des grands fantômes noirs, ils ressemblent aux heptapods de «Arrival». On doit apprendre à vivre avec eux et c'est compliqué, je ne comprend pas trop pourquoi. Je crois qu'il y a trois états de cohabitation, dont la stase et la synthèse transitive. Mais quand j'en parle a des amis à l'école elles se moquent de moi et disent que ce sont des figures de style littéraire. 

Il faut de la glace mais tout le monde en ignore la raison. Les extra-terrestres viennent me chercher et il y en a un qui meurt. Il rapetisse et il se fond avec le bloc de glace que je tiens dans mes mains. C'est juste un petit ice pak comme ceux qu'on amène avec le lunch. Maintenant j'ai la vie d'un extra-terrestre avec moi. 

 Je me réveille et je me dis qu'il faut que je note ce rêve. C'est l'été et ma fenêtre est ouverte, il n'y a que le moustiquaire. Et des soldats arrivent sur leur barge flottante. Ils ont des casques cuivré dont la visière leur cache le visage. Ils viennent me chercher à cause de mon rêve. Je leur lance mon livre de rêve par la fenêtre, pour les distraire pendant que je me sauve. Le temps qu'ils enfoncent la fenêtre et rentrent dans ma chambre, je descend l'escalier et je suis déjà dans la rue, nue pied… 
et là je me réveille pour de vrai. 

 

dimanche 26 mars 2017

LHirondelle

Voici mes illustrations pour le poème: L'Hirondelle, de Madeleine Hébert.
Publié aux éditions de: La Maison du Vert Polis (ISBN:978-2-9815322-0-6)

















mardi 21 mars 2017

Tout le monde veut voir le puit




Je peux me téléporter et voyager dans le temps à mon gré. Mais je n'en voit pas l'utilité. Je tourne en rond. Toutes les époques se ressemblent et c'est toujours très difficile de savoir précisément à quelle année je suis. 

Un jour, je crois avoir perdu ce pouvoir. J'arrive dans la salle commune d'une école et je m'assois à une grande table. Un juif hassidim et une fille aux cheveux courts bleus foncés viennent me rejoindre. Quelqu'un entre dans la salle et fait semblant de tirer au mur, sur un tableau noir, avec sa main qui mime un pistolet. J'ai peur et je vais me cacher derrière la table. Le juif m'accuse d'attirer l'attention. 

Le policier vont venir nous chercher car ils sont à notre poursuite. Tous les trois, nous pouvons  voyager dans l'espace et le temps. Nous décidons de changer de monde ensemble même si on ne sait pas vraiment comment faire. On se dit qu'on pourrait y arriver en joignant nos mains ensemble et en se concentrant mais ça ne fonctionne pas. Alors on décide de passer au travers un mur en se suivant de très près les uns des autres. 

Nous arrivons dans la cours d'une vieille maison laissée à l'abandon. Tout est couvert de broussailles et de vieux arbres tordus. Le mobilier extérieur est en bois gris et usé par les intempérie (chaises, balançoires, tables, foyer…). Par contre tout, même la maison, est peint de couleurs primaires éclatantes. Un vieille dame fragile en marchette s'enfuit en nous voyant arriver. Elle va aller prévenir la police. On va en arrière de la maison. C'est un vaste, très vaste champ à l'abandon, sauvage. Une autre vieille madame, mais plus rondelette et joviale, vient à notre rencontre en sortant de la remise. Les bras encombrés des serpes à calculer aux lames noires et usées, elle nous dit qu'elle peut aller jusqu'à 500 avec ça. On lui dit que c'est inutile car nous ne sommes que 3. 

Elle nous indique le puit dans la cours en nous disant que tout le monde veut voir le puit. C'est un très vieux puit en briques avec un gigantesque arbre mort et desséché qui le surplombe. Les branches grises et tordues se terminent sur des ramilles délicates et emmêlées comme des toiles d'araignées. Il est aussi peint de couleurs vives et bariolées.