dimanche 13 août 2017

Nous voulons sauver Inu

Rem de Death Note


Nous voulons sauver Inu (c’est son nom). Il est le propriétaire d’un magasin de comic books. Il faut le protéger et l’amener à la rivière, pour le cacher derrière les billes de bois. Et on lui fait imprimer des fausses images de couvertures de livres. Mais elles existent vraiment et il y a un riche monsieur chinois qui veut absolument avoir les livres. 

Les États-Unis et l’Allemagne veulent envahir le Canada. Ils avancent à chaque nuits et là ils sont rendus en Éthiopie. Il y a un espions qui travail pour leur compte et nous trouvons son ordinateur. C’est un vieil ordinateur qui fonctionne avec des disquettes molles. 

samedi 5 août 2017

Tout le reste n'est qu'une illusion



Un vieil homme vit seul dans la forêt. C'est un poète. Une vieille femme vit aussi avec lui.

Ils trouvent un jour le bébé d'une mendiante morte sur la rue et le prennent avec eux. Un évêque les voit. L'homme de la forêt enseigne la poésie au petit garçon jusqu'à ce qu'il ait 9 ans. 

Il lui explique comment la lumière qui se réfléchit dans l'eau des flaques de pluie lui montre la vérité. La vérité est dans le reflet de la réalité, tout le reste n'est qu'une illusion. 

Lorsque le petit garçon a 9 ans, le poète l'envoie porter un message au monastère. L'évêque, qui est maintenant cardinal, doit à son tour éduquer l'enfant. Il l'éduque comme on le fait dans les monastère et le petit garçon enfile la robe de bure.

Il y a 2 fins à cette histoire.

Le première: Le garçon oublie la poésie et devient moine.

Le seconde: Il retourne un jour dans la forêt et retrouve la maison où il a grandit, maintenant vide, abandonnée et envahit par la végétation. Il la nettoie, la reconstruit et décide de vivre à son tour seul dans la forêt.


samedi 8 juillet 2017

le couteau de Ed


Je suis dans un grand manoir très luxueux avec des jeunes gens qui font la fête sur les toits. Ils vont continuer la fête sur la Place d'Arme, à Québec. 

Il y a cette femme qui a tué un homme qui voulait l'abuser, mais c'est Bruce Willis qui est accusé et il est poursuivit par la police. Bruce trouve l'arme du crime, c'est un couteau de chasse et il a un plan pour le faire disparaître. C'est important que la femme meurtrière sache se servir du couteau, comme si il lui appartenait. Et sa mère aussi. Bruce demande aux deux femmes d'essayer le couteau, pour savoir laquelle de deux est le plus habile avec. C'est la fille qui prouve qu'elle sait le mieux s'en servir, en découpant des petits ronds dans une feuille de papier. Donc Bruce donne le couteau à son ami qui conduit un quatre-roues. Il lui dit que c'est le couteau de Ed. Il faut graver son nom sur le manche et lui faire une patine d'usure. 

Ed, c'est le père de la meurtrière. Ils s'en vont chacun de leur bords. Bruce, dans son pick up, passe par le parc, là où les gens font la fête. S'y trouve un petit garçon battu par son père. Et la police rôde autour. Le petit garçon pointe Bruce parce qu'il est son idole, pas pour l'accuser. Mais les gens ne comprennent pas et Bruce doit se sauver. 

Les gens qui boivent et qui dansent dans le parc disent qu'il n'y a plus de weed. Personne n'en a. Ils commencent à brûler un par un. C'est un très gros feu et ça doit faire très mal mais ils ne disent rien et ils s'enflamment rapidement en regardant leur corps se transformer en braises chatoyantes d'un air un peu ahuri. 

samedi 1 juillet 2017

Le roi-crocodile



La princesse guerrière qui va épouser le roi-crocodile s'est transformée pour lui ressembler. Il a une tête comme les hungry-hippo mais en mauve et pleine de boursouflures. 

La jeune mariée ne veut pas aller habiter dans l'eau avec lui mais on ne lui donne pas le choix. Donc elle amène aussi un fusil  (qui ressemble à un séchoir à cheveux) avec son scaphandre des profondeurs, lequel s’emboîte parfaitement dans l'orifice sur la visière de son casque. 

Elle se suicide et le roi-crocodile met son corps dans un sarcophage ouvert, rouge en plastique, pour le remonter jusqu'à la surface. Sa dépouille est ouverte en deux sur le sens longitudinale et ses entrailles se défont dans l'eau comme les filaments gluants d'un concombre de mer. 

C'est un pêcheur chinois dans sa jonque de paille tressée qui la retrouve. Quand elle regagne forme humaine, on peut voir qu'elle est très belle, et elle retourne kicker des culs. Mais comme son corps conserve les organes internes d'une créature aquatique, elle devra souvent retourner dans l'eau si elle ne veut pas mourir.


samedi 24 juin 2017

Peau de satin



La maison d'un de nos voisins est couverte de sang. 
C'est parce que sa femme est une vache. 
Et ils n'ont plus de peau.


mercredi 14 juin 2017

Elle n'était pas finie



Cette nuit j'ai rêvé que j'étais à la plage avec Chihiro et princesse Mononoke. Mais elles n'étaient pas finies de dessiner donc à partir du moment où on franchit la ligne de marée, on passe au travers. Pour régler cela, ils rajoutent de l'eau donc la marée monte subitement.
Mais comme on doute de la compétence de l'équipe d'animation, je prend les mesure des visage pour m'assurer que ça sera conforme quand le dessin animé sera terminé. 

Je décide d'aller nager mais il y a tellement d'algues et de micro-organismes dans l'eau qu'elle devient une pâte comme de la purée de pois chiches. Je suis projeté au loin par les courants et je fini par comprendre qu'il faut nager à reculons pour avancer. Heureusement je réussis à revenir vers la plage car la mer est en train de devenir tellement dure qu'on va pouvoir marcher dessus. Et on n'a pas de réserve d'eau potable.


mercredi 7 juin 2017

Mercure d'automne.


Voici deux petites explorations sur le thème des astronautes que j'ai fait dans les moments où je cherchais des sujets pour mes peintures.



mercredi 31 mai 2017

Sérieux?



Nous sommes  en voiture et revenons de quelque part, on a déjà prit ce chemin. C'est une forêt brumeuse, la nuit est claire et les étoiles sont visibles. La voiture monte une colline très apique et reste en équilibre au sommet, qui est très pointu car la descente est aussi vertigineuse de l'autre côté. La vue est incroyable. On dit qu'il est possible de voir les teintes écarlates du soleil levant d'un côté alors que c'est encore la nuit sur l'autre versant. La voiture redescend avec beaucoup de précautions, les freins enfoncés.

Je me retrouve soudainement hors de la voiture, glissant dans l'herbe tendre et humide de rosée. Je demande à ma mère si on a eut un accident mais elle dit que non, on va juste se promener dans les bois. Elle a stationné la voiture dans le décors. En regardant derrière moi, je vois que l'automobile est peinte sur un mur avec le reste de la forêt.

La forêt est luxuriante et parfumée dans la lumière matinale avec des bulles qui flottent. On arrive jusqu'à une petit ruisseau bleu cristallin peint sur le sol. Il semble si invitant que j'entre dans l'eau toute habillée. Il n'est pas très profonde et ne monte pas plus haut que mes mollets. J'ai des sandales de cuir et une jupe imprimée en coton indien diaphane.

Sur l'autre rive, c'est la maison de Bilbo et ils font la fête avec les nains. Les assiettes à tartes sont tellement grosses qu'on dort dedans lorsqu'on les a toutes mangées. Thorin a l'air vraiment magané, très vieux, il lui manque un œil. Il me dit qu'il a 400 ans et je réponds :  « Sérieux? »


mercredi 24 mai 2017

On meurt à 18h



Je suis dans une chambre avec des enfants malade. Il fait bleu, et turquoise, mais c'est sombre et brumeux alors j'allume la lumière. Je suis en apesanteur et je cherche la gravité. Je demande aux enfants de quel côté est le sol. 

Les cheveux d'une petite fille sont vivant et font comme un espèce de grand serpent gluant qui tient un pistolet. Elle a très peur. Mais le pistolet ne tire pas sur elle. Une autre petite fille a économisé des sous depuis très longtemps dans une gigantesque tirelire en plastique. Elle me demande de l'aider à en retirer l'argent car elle veut se sauver de l’hôpital. Mais on découvre que la tirelire est vide et que le voleur n'a laissé que des petits bouts de papier dedans. 

Sur une vieille carte postale découpée en dentelle, oblitérée et toute jaunit, un enfant a écrit qu'il avait volé l'argent pour se sauver de l’hôpital. Il explique qu'il n'était pas vraiment malade et qu'il s'était réfugié là parce que ses parents sont violents avec lui. « C'est Peter, dit la petite fille toute triste, il n'est pas resté longtemps avec nous, peut-être juste un mois et ensuite il est parti. Quand je pense qu'on lui faisait confiance…. »

Une musique Jazz commence à jouer. La lumière devient plus chaude, comme un matin d'été. Puis de plus en plus chaude, comme dans un four, mais il ne fait pas chaud. La musique qui joue s'intitule:On meurt à 18h. 


Les  enfants meurent un à un.

mercredi 17 mai 2017

Je suis déjà passé par là




Tout est délabré. Les gens sont soit malades ou sinons fous, comme des zombies. Je suis dans une vielle bâtisse en bois pourries dont la peinture a tellement écaillée qu'il est impossible d'en deviner la couleur. Je cherche mon frère. Il faudrait vraiment que je retrouve la sortie par les trappes d'escaliers mais je ne me souviens plus du chemin. Je suis attaqué par un jeune chinois difforme et une petite fille blonde zombie le rejoint. Je les repousse avec un outils à jardinage qui ne ressemble à rien, fixé sur une petite plaque carrée au bout et qui les brûle quand elle les touche.

Je sais que je suis déjà passé par ici. C'est un étage tout en contreplaqué d'aggloméré mal dégrossi peint d'une couleur que la lumière ambiante ne permet pas de définir, on ne sait pas si c'est lilas ou bleu, ça semble juste être gris. Il y a plein de cimaise et de cloisons flottantes arrangées en labyrinthe. Je vois des œuvres faites par un ami. Je m'aventure dans cette salle en me disant que je suis déjà passée par ici. Mais je vois des gens portant des masques noirs épousant les contours de leur visage, comme des passes-montagne mais sans trous. Ils ont des armes. Le premier a une chainsaw. Ils m'ont vu. Ils vont me tuer. Je commence à crier fort et aigu en courant jusqu'au fond de la pièce. Ils me laissent passer. Et là je vois que mon ami peintre médite, entouré de gardes armés. Il porte une toge et un chapeau haut de forme. Je demande à le voir et il m'offre une boîte de chocolat en me disant qu'ils sont encore frais malgré le temps qui s'est écoulé depuis la fin du monde. Il mange des gros chocolat blanc fourré à l'érable dont un est en en forme de pistolet. Ça l'air super bon mais je n'ose pas en prendre, j'ai peur qu'ils soient empoisonnés.

Je suis maintenant avec mon copain et nous attendons assis dans le gazon une délégation politique qui vont venir régler la situation. Je sais qu'il va y avoir une émeute. Quelqu'un lance une bombe lacrymogène, ça va commencer d'un instant à l'autre. Je m'empare de la bombe et j’essaie de la projeter à un endroit où il n'y a personne mais à chaque fois que je trouve une place déserte, dès que j'y accède je me rend compte qu'il y a plein de monde assis sur la pelouse. Mon copain me donne une bouilloire percolateur à café en fonte et me dit que c'est aussi un pistolet. 

Les délégués arrivent. Ils sont représentés par des gens de toutes le nations et même une de mes amie d'enfance. Il leur manque une personne pour être le bon nombre, soit 48. Ils demandent si mon copain ou moi serions intéressés et quels sont nos titres. Je dis oui, comme mon copain n'est pas là. J'ai toujours la bouilloire. L'assemblée est présidée par un indien Sikh au turban jaune. Et tous le monde portent un cardigan bourgogne au liseré d'or. 

Le président vient me voir et me demande qui est mon propriétaire. Et ça se termine là. Je ne sais absolument pas quoi répondre sans créer un incident diplomatique. Dans ma tête, il est clair qu'il ne parle pas du propriétaire de notre logement.


mercredi 10 mai 2017

Un discours contre la société de consommation





Je suis dans un centre d'achat vraiment drabe, le plancher est couvert de moquette grise. 

J'entre dans un magasin qui semble sans intérêt, plein de trucs moches. Par exemple, des gros serpents vides et mous en fourrure synthétique de couleur, mal cousus (on ne sait pas si ce sont des foulards, des marionnettes ou des chemins de table), des meubles en bois, gossés au canifs, avec des racks à cd tout croches. Dans un coin il y a un cheval en plastique rose avec une belle crinière, dans son emballage. Quand on appuie le bouton sur son corps, une chanson enfantine démarre qui s’interrompt brusquement et un monsieur commence à faire un discours contre la société de consommation et toutes les bébelles inutiles dont personne n'a besoin. Le discourt s'éteint et on pense que c'est terminé mais il recommence encore et je ne l'écoute plus. 

Je regarde les objets du magasin. On dirait qu'il y en a de plus en plus, des petits bibelots de toutes sortes, cachés partout, dans les armoires, dans les tiroirs. J'ai le sentiment que je ne peux pas quitter sans prendre quelque chose. Je choisis deux minuscules poupées Matriochka. Elles sont plus petites que des grains de riz mais elles sont peintes avec des superbes détails. 

Il n'y a pas de vendeur et même plus de lumière, il fait noir, on ne voit rien. J'appelle,  pas de réponse. Donc je laisse un paquet de petit change sur la caisse, l'équivalent de deux dollars et je m'en vais pour sortir. Juste au moment de franchir la porte, un vieux monsieur russe à la voix aigre me dit : « Merciiii… merci beaucoup! »

Je sors et quand je me retourne, le magasin a disparu.


mercredi 3 mai 2017

L'arbre de l'espoir




À chaque année, Bellatrix Lestrange et Minerva McGonagall se rencontrent au sommet du château de la nuit et du jour pour aller voir l'arbre de l'espoir. Cela consiste en un gigantesque pot en terracotta duquel émerge un paquet de branchages tordus et de bois morts entortillés. Les racines sont le corps d'un homme nu, sans tête. 

Minerva lance une malédiction à Bellatrix en la marquant de suie avec ses doigts réunis en poing. Elle lui fait deux points entre les yeux, de chaque côté de l'ossature du nez. 

Harry Potter est prisonnier du château. Il s'y est laissé enfermer par la nuit, personnifiée par un gros homme en toge rouge sombre. Le jour, qui est représenté par un homme en toge blanche, a tout fait pour le laisser sortir. Il lui ouvrait les portes. Mais le temps que Harry franchisse la cours intérieure, la nuit tomba et l'homme en rouge ferma la porte. Et maintenant c'est très dangereux, tellement épeurant que je ne veux pas voir ça. Car les hommes plantés sous le plancher en grille de la cours intérieure deviennent chevaliers et ils vont l'attaquer.

Moi je suis dehors et je veux aider Harry de l'extérieur. J'ai un gros chat noir qui peut y aller et il tente de convaincre ses autres amis chats de l'accompagner mais sans succès. Des chats sont prisonniers à l'intérieur du château et on ne peut rien faire pour les aider. Ils essaient d'élever des barricades d'objets hétéroclites pour se protéger mais ça ne sert à rien. Ils disent que, d'habitude, ils ont des prêts et bourses pour s'en sortir, mais là ils n'en ont pas. Ils vont bientôt faire leur nouvelle demande de subvention.


mardi 25 avril 2017

Je ne suis pas vampire




Je dois prendre une petite pilule de sang pour pouvoir être en compagnie d'un vampire. Ce médicament a pour effet de me transformer momentanément en vampire afin d'éviter que je le devienne pour de bon au contact du vrai vampire. Mais je ne prend pas la capsule et je la donne plutôt à une femme aux longs cheveux frisés noirs (j'ignore qui c'est). En fait je l'échappe sur le sol, elle s'ouvre et le sang s'en écoule. 

Un docteur m'examine et voit que je ne suis pas vampire. C'est bon, je voudrais m'en aller. Mais il m'enlève aussi mes antibiotiques pour mon angine de gorge (j'ignorais que j'avais ça). Le médecin placote avec des gens alors que je suis couchée sur la table de la cuisine à attendre qu'il m'installe un cathéter pour le goutte à goutte. Il manipule des paquets d'organes internes recouvert de peau humaine. L'un d'eux ressemble à mon coeur mais pourtant ce n'est pas mon coeur car je le sens battre dans ma poitrine.

Le vampire nous poursuit donc et nous voulons lui échapper en marchant dans du fumier de poulet, il paraît que c'est bon pour éloigner les vampires, ils ne pourront pas suivre nos traces. On arrive jusqu'à un shack abandonné dans un champ brumeux et deux zombies rôdent autour, ils se rapprochent pour nous parler mais on ne veut rien savoir car ils font peur. On ne les distingue pas très bien  de loin mais plus ils s'avancent vers nous, plus on perçois les détails de leur peau crevassée et rongée par les vers. Cette scène a été tournée sans décors, dans le vide, en white screen. Tout sera rajouté en post-production.



vendredi 14 avril 2017

Chevalier de Lorimier

C'est avec une grande fierté que je vous présente quelques illustrations que j'ai fait pour: 

Chevalier de Lorimier -Patriote et fils de la liberté
Écrit par Manon Plouffe
ISBN:978-2-924309-98-8

C'est un personnage de notre histoire que je trouve très important. Il a fait des grandes choses et il a beaucoup souffert. Après sa mort, sa femme et ses filles ont vécues dans la misère. Il s'est battu pour un idéal et c'est grâce à des personnages comme lui que le Québec existe encore.



Papa de Lorimier et la guerre de 1812

 
Chevalier à l'école

Duvernay et La Minerve

Émeute du 21 mai

Maison de Papineau

De Lorimier et Les Fils de la Liberté

Lord Colborne

Fuite

Adieux déchirants

Le dernier repas
Vers l'échafaud

mardi 11 avril 2017

Les globules blancs réagissent ainsi au contact de la lave



Je suis sur un site supposément archéologique. En fait on voit surtout une forêt de broussailles et des déchets modernes (mégots de cigarettes, papiers de bonbons…). Je prend des photos afin de documenter le site pour l'archéologue. On y retrouve des grosses formations d'asphalte. À certains endroits, elles montent du sol comme les côtes d'un animal gigantesque qui serait mort là et à d'autres moments elles recouvrent le sol de galles larges de dizaines de mètres. L'archéologue (c'est une femme) dit que ce sont les globules blancs réagissent ainsi au contact de la lave. On imagine donc la taille de la créature qui était là et qui a pu causer de tels monticules.

 Nous sommes un groupe, prisonniers du site. Personne ne va venir nous chercher, personne ne sait que nous sommes là et c'est impossible d'en sortir. Il n'y a rien à manger. Seulement une faille qui s'ouvre sur un gouffre noir dont s'échappe une petite fumée qui sent vaguement l'asphalte, comme si on gros monstre brûlait dans le fond.

Quelqu'un réussit à tuer un canard vert. Et quelques jours plus tard, une poule, au même endroit, on va pouvoir manger. Mais les gens disparaissent uns à uns. On ne sait pas pourquoi, personne ne dit rien. Les gens pensent qu'ils se suicident peut-être de désespoir. Il règne un vague climat d'angoisse car on a peur que le monstre sorte de la faille et on n'a rien pour se défendre ni pour se cacher. On se fabrique un abris avec des disquettes en plastique de 3''½ mais comme nous ne disposons ni de colle ni de mortier pour les fixer, elles tombent toutes sur le sol. Et dans le fond on est caché dans une montagne de disquettes. 

Finalement le monstre sort de la crevasse. C'est une grosse méduse dont le dôme, aussi gros qu'une église, est en cuir brunit qui rappelle des ailes de chauves souries, surmonté de 2 yeux l'un par dessus l'autre, comme un mat totémique avec des ailes membraneuses à la place des paupières. Un tentacule sort de là et plonge vers la tête d'un de mes collègues à la barbe rousse et aspire une longue excroissance de peau qui dépasse de sa tête. C'est sa moelle épinière.


jeudi 6 avril 2017

Les chats bleus





Mon copain et moi voulons aller visiter le musée des sorcières. Pour s'y rendre, il y a une route, à pente descendante, qui longe un village comme l'ancien ghetto juif de Prague. L'ennui c'est que la route est semée de poteau électrique et les fils qui passent au dessus de la route sont couvert d'araignées. Ces araignées s'accrochent après nous comme des fruits de Bardane et ensuite elles explosent en milliers de petits bébé araignées. Je le sais, j'en avais une sur le bout de mon bas et c'était vraiment difficile de l'enlever. 

Donc l'option un est de trouver des gros parapluies noirs pour s'abriter de la pluie d'araignée. Mais on n'en a pas. Donc je pense à prendre des grosses boites repliées. Mais ce n'est pas une solution car il faudra les tenir avec nos mains, qui seront exposées. Il y a aussi une palette à roulette sur laquelle on pourrait embarquer pour descendre la côte rapidement. Mais j'ai peur de me péter la gueule car il n'y a aucun moyen de freiner ou de contrôler la direction. 

Il y a une autre route de l'autre côté du village où il n'y a pas d'araignées. Elle rejoint la première en passant par un un pont sur le dessus d'un barrage. Le pont n'est pas très long mais nappé de brume et une silhouette encapuchonnée nous attend au milieu. Mon copain se méfie de cette silhouette et ne veut pas prendre le pont car il dit qu'on ne sait pas ce qui nous y attend. Mais je lui fait valoir que la route aux araignée aussi longe la mer d'un côté. 

Finalement on arrive au musée, je ne sais pas trop comment. La porte d'entrée se trouve dans une cours intérieure avec un joli jardin et nous traversons une grille d'argent torsadée pour y accéder. Le musée des sorcières est rempli de visiteuses aux cheveux broussailleux en robes longues qui semblent surprises de nous voir et nous demandent si on a eut de la difficulté à trouver l'endroit, comme s'il était caché. On dit que non, car moi je suis une vrai sorcière, pas une fausse comme elles. 

Je suis déçue car c'est un magasin de pacotilles new age, il n'y a pas grand-chose d'intéressant. Je demande à un vieil homme qui fait le commis s'il n'aurait pas quelque chose que je pourrais ramener à un de mes amis qui est sataniste. Il me montre des statuettes qui ressemblent à des pièces de jeux d'échec en bronze, à l'effigie des fondateurs de l'occultisme et du satanisme qui prennent la pose avec une colonne grecque. Il y a Anton LaVey, Timothy Leary et Aleister Crowley, entre autre. Il va aussi me montrer une bague en argent avec une améthyste gigantesque et un mécanisme de griffe qui s'ouvrent seulement quand je suis là. Et aussi des petites pierres polies. Je ne suis vraiment pas convaincue. Il y a une section cachée avec encore plus de gadget et une section pour enfant avec une cinéma et des lego. Finalement c'est n'importe quoi. 

Il y a supposément une vraie sorcière qui arrive mais je vais leur montrer que c'est moi la vraie. Je peux faire n'importe quoi car je sais que je suis dans un rêve mais pas eux, ça va les impressionner. J'emmène la vraie sorcière dans le ciel et je lui fait traverser un portail dans les étoiles. J'en ressort avec sa peau vide, sa robe blanche avec une grosse jupe de tulle comme une traîne de mariée et son opulentes chevelure rousse frisée. J'enfile sa robe et j'ai un chat bleu céruléen constellé d'étoiles qui va bientôt mourir. Je le flatte en me disant que les chats bleus sont les plus beau. J'aurai toujours des chats bleus.


jeudi 30 mars 2017

Il y a des extra-terrestres sur la terre




Il y a des extra-terrestres sur la terre. Ce sont des grands fantômes noirs, ils ressemblent aux heptapods de «Arrival». On doit apprendre à vivre avec eux et c'est compliqué, je ne comprend pas trop pourquoi. Je crois qu'il y a trois états de cohabitation, dont la stase et la synthèse transitive. Mais quand j'en parle a des amis à l'école elles se moquent de moi et disent que ce sont des figures de style littéraire. 

Il faut de la glace mais tout le monde en ignore la raison. Les extra-terrestres viennent me chercher et il y en a un qui meurt. Il rapetisse et il se fond avec le bloc de glace que je tiens dans mes mains. C'est juste un petit ice pak comme ceux qu'on amène avec le lunch. Maintenant j'ai la vie d'un extra-terrestre avec moi. 

 Je me réveille et je me dis qu'il faut que je note ce rêve. C'est l'été et ma fenêtre est ouverte, il n'y a que le moustiquaire. Et des soldats arrivent sur leur barge flottante. Ils ont des casques cuivré dont la visière leur cache le visage. Ils viennent me chercher à cause de mon rêve. Je leur lance mon livre de rêve par la fenêtre, pour les distraire pendant que je me sauve. Le temps qu'ils enfoncent la fenêtre et rentrent dans ma chambre, je descend l'escalier et je suis déjà dans la rue, nue pied… 
et là je me réveille pour de vrai. 

 

dimanche 26 mars 2017

LHirondelle

Voici mes illustrations pour le poème: L'Hirondelle, de Madeleine Hébert.
Publié aux éditions de: La Maison du Vert Polis (ISBN:978-2-9815322-0-6)