mardi 25 avril 2017

Je ne suis pas vampire




Je dois prendre une petite pilule de sang pour pouvoir être en compagnie d'un vampire. Ce médicament a pour effet de me transformer momentanément en vampire afin d'éviter que je le devienne pour de bon au contact du vrai vampire. Mais je ne prend pas la capsule et je la donne plutôt à une femme aux longs cheveux frisés noirs (j'ignore qui c'est). En fait je l'échappe sur le sol, elle s'ouvre et le sang s'en écoule. 

Un docteur m'examine et voit que je ne suis pas vampire. C'est bon, je voudrais m'en aller. Mais il m'enlève aussi mes antibiotiques pour mon angine de gorge (j'ignorais que j'avais ça). Le médecin placote avec des gens alors que je suis couchée sur la table de la cuisine à attendre qu'il m'installe un cathéter pour le goutte à goutte. Il manipule des paquets d'organes internes recouvert de peau humaine. L'un d'eux ressemble à mon coeur mais pourtant ce n'est pas mon coeur car je le sens battre dans ma poitrine.

Le vampire nous poursuit donc et nous voulons lui échapper en marchant dans du fumier de poulet, il paraît que c'est bon pour éloigner les vampires, ils ne pourront pas suivre nos traces. On arrive jusqu'à un shack abandonné dans un champ brumeux et deux zombies rôdent autour, ils se rapprochent pour nous parler mais on ne veut rien savoir car ils font peur. On ne les distingue pas très bien  de loin mais plus ils s'avancent vers nous, plus on perçois les détails de leur peau crevassée et rongée par les vers. Cette scène a été tournée sans décors, dans le vide, en white screen. Tout sera rajouté en post-production.



vendredi 14 avril 2017

Chevalier de Lorimier

C'est avec une grande fierté que je vous présente quelques illustrations que j'ai fait pour: 

Chevalier de Lorimier -Patriote et fils de la liberté
Écrit par Manon Plouffe
ISBN:978-2-924309-98-8

C'est un personnage de notre histoire que je trouve très important. Il a fait des grandes choses et il a beaucoup souffert. Après sa mort, sa femme et ses filles ont vécues dans la misère. Il s'est battu pour un idéal et c'est grâce à des personnages comme lui que le Québec existe encore.



Papa de Lorimier et la guerre de 1812

 
Chevalier à l'école

Duvernay et La Minerve

Émeute du 21 mai

Maison de Papineau

De Lorimier et Les Fils de la Liberté

Lord Colborne

Fuite

Adieux déchirants

Le dernier repas
Vers l'échafaud

mardi 11 avril 2017

Les globules blancs réagissent ainsi au contact de la lave



Je suis sur un site supposément archéologique. En fait on voit surtout une forêt de broussailles et des déchets modernes (mégots de cigarettes, papiers de bonbons…). Je prend des photos afin de documenter le site pour l'archéologue. On y retrouve des grosses formations d'asphalte. À certains endroits, elles montent du sol comme les côtes d'un animal gigantesque qui serait mort là et à d'autres moments elles recouvrent le sol de galles larges de dizaines de mètres. L'archéologue (c'est une femme) dit que ce sont les globules blancs réagissent ainsi au contact de la lave. On imagine donc la taille de la créature qui était là et qui a pu causer de tels monticules.

 Nous sommes un groupe, prisonniers du site. Personne ne va venir nous chercher, personne ne sait que nous sommes là et c'est impossible d'en sortir. Il n'y a rien à manger. Seulement une faille qui s'ouvre sur un gouffre noir dont s'échappe une petite fumée qui sent vaguement l'asphalte, comme si on gros monstre brûlait dans le fond.

Quelqu'un réussit à tuer un canard vert. Et quelques jours plus tard, une poule, au même endroit, on va pouvoir manger. Mais les gens disparaissent uns à uns. On ne sait pas pourquoi, personne ne dit rien. Les gens pensent qu'ils se suicident peut-être de désespoir. Il règne un vague climat d'angoisse car on a peur que le monstre sorte de la faille et on n'a rien pour se défendre ni pour se cacher. On se fabrique un abris avec des disquettes en plastique de 3''½ mais comme nous ne disposons ni de colle ni de mortier pour les fixer, elles tombent toutes sur le sol. Et dans le fond on est caché dans une montagne de disquettes. 

Finalement le monstre sort de la crevasse. C'est une grosse méduse dont le dôme, aussi gros qu'une église, est en cuir brunit qui rappelle des ailes de chauves souries, surmonté de 2 yeux l'un par dessus l'autre, comme un mat totémique avec des ailes membraneuses à la place des paupières. Un tentacule sort de là et plonge vers la tête d'un de mes collègues à la barbe rousse et aspire une longue excroissance de peau qui dépasse de sa tête. C'est sa moelle épinière.


jeudi 6 avril 2017

Les chats bleus





Mon copain et moi voulons aller visiter le musée des sorcières. Pour s'y rendre, il y a une route, à pente descendante, qui longe un village comme l'ancien ghetto juif de Prague. L'ennui c'est que la route est semée de poteau électrique et les fils qui passent au dessus de la route sont couvert d'araignées. Ces araignées s'accrochent après nous comme des fruits de Bardane et ensuite elles explosent en milliers de petits bébé araignées. Je le sais, j'en avais une sur le bout de mon bas et c'était vraiment difficile de l'enlever. 

Donc l'option un est de trouver des gros parapluies noirs pour s'abriter de la pluie d'araignée. Mais on n'en a pas. Donc je pense à prendre des grosses boites repliées. Mais ce n'est pas une solution car il faudra les tenir avec nos mains, qui seront exposées. Il y a aussi une palette à roulette sur laquelle on pourrait embarquer pour descendre la côte rapidement. Mais j'ai peur de me péter la gueule car il n'y a aucun moyen de freiner ou de contrôler la direction. 

Il y a une autre route de l'autre côté du village où il n'y a pas d'araignées. Elle rejoint la première en passant par un un pont sur le dessus d'un barrage. Le pont n'est pas très long mais nappé de brume et une silhouette encapuchonnée nous attend au milieu. Mon copain se méfie de cette silhouette et ne veut pas prendre le pont car il dit qu'on ne sait pas ce qui nous y attend. Mais je lui fait valoir que la route aux araignée aussi longe la mer d'un côté. 

Finalement on arrive au musée, je ne sais pas trop comment. La porte d'entrée se trouve dans une cours intérieure avec un joli jardin et nous traversons une grille d'argent torsadée pour y accéder. Le musée des sorcières est rempli de visiteuses aux cheveux broussailleux en robes longues qui semblent surprises de nous voir et nous demandent si on a eut de la difficulté à trouver l'endroit, comme s'il était caché. On dit que non, car moi je suis une vrai sorcière, pas une fausse comme elles. 

Je suis déçue car c'est un magasin de pacotilles new age, il n'y a pas grand-chose d'intéressant. Je demande à un vieil homme qui fait le commis s'il n'aurait pas quelque chose que je pourrais ramener à un de mes amis qui est sataniste. Il me montre des statuettes qui ressemblent à des pièces de jeux d'échec en bronze, à l'effigie des fondateurs de l'occultisme et du satanisme qui prennent la pose avec une colonne grecque. Il y a Anton LaVey, Timothy Leary et Aleister Crowley, entre autre. Il va aussi me montrer une bague en argent avec une améthyste gigantesque et un mécanisme de griffe qui s'ouvrent seulement quand je suis là. Et aussi des petites pierres polies. Je ne suis vraiment pas convaincue. Il y a une section cachée avec encore plus de gadget et une section pour enfant avec une cinéma et des lego. Finalement c'est n'importe quoi. 

Il y a supposément une vraie sorcière qui arrive mais je vais leur montrer que c'est moi la vraie. Je peux faire n'importe quoi car je sais que je suis dans un rêve mais pas eux, ça va les impressionner. J'emmène la vraie sorcière dans le ciel et je lui fait traverser un portail dans les étoiles. J'en ressort avec sa peau vide, sa robe blanche avec une grosse jupe de tulle comme une traîne de mariée et son opulentes chevelure rousse frisée. J'enfile sa robe et j'ai un chat bleu céruléen constellé d'étoiles qui va bientôt mourir. Je le flatte en me disant que les chats bleus sont les plus beau. J'aurai toujours des chats bleus.


jeudi 30 mars 2017

Il y a des extra-terrestres sur la terre




Il y a des extra-terrestres sur la terre. Ce sont des grands fantômes noirs, ils ressemblent aux heptapods de «Arrival». On doit apprendre à vivre avec eux et c'est compliqué, je ne comprend pas trop pourquoi. Je crois qu'il y a trois états de cohabitation, dont la stase et la synthèse transitive. Mais quand j'en parle a des amis à l'école elles se moquent de moi et disent que ce sont des figures de style littéraire. 

Il faut de la glace mais tout le monde en ignore la raison. Les extra-terrestres viennent me chercher et il y en a un qui meurt. Il rapetisse et il se fond avec le bloc de glace que je tiens dans mes mains. C'est juste un petit ice pak comme ceux qu'on amène avec le lunch. Maintenant j'ai la vie d'un extra-terrestre avec moi. 

 Je me réveille et je me dis qu'il faut que je note ce rêve. C'est l'été et ma fenêtre est ouverte, il n'y a que le moustiquaire. Et des soldats arrivent sur leur barge flottante. Ils ont des casques cuivré dont la visière leur cache le visage. Ils viennent me chercher à cause de mon rêve. Je leur lance mon livre de rêve par la fenêtre, pour les distraire pendant que je me sauve. Le temps qu'ils enfoncent la fenêtre et rentrent dans ma chambre, je descend l'escalier et je suis déjà dans la rue, nue pied… 
et là je me réveille pour de vrai. 

 

dimanche 26 mars 2017

LHirondelle

Voici mes illustrations pour le poème: L'Hirondelle, de Madeleine Hébert.
Publié aux éditions de: La Maison du Vert Polis (ISBN:978-2-9815322-0-6)

















mardi 21 mars 2017

Tout le monde veut voir le puit




Je peux me téléporter et voyager dans le temps à mon gré. Mais je n'en voit pas l'utilité. Je tourne en rond. Toutes les époques se ressemblent et c'est toujours très difficile de savoir précisément à quelle année je suis. 

Un jour, je crois avoir perdu ce pouvoir. J'arrive dans la salle commune d'une école et je m'assois à une grande table. Un juif hassidim et une fille aux cheveux courts bleus foncés viennent me rejoindre. Quelqu'un entre dans la salle et fait semblant de tirer au mur, sur un tableau noir, avec sa main qui mime un pistolet. J'ai peur et je vais me cacher derrière la table. Le juif m'accuse d'attirer l'attention. 

Le policier vont venir nous chercher car ils sont à notre poursuite. Tous les trois, nous pouvons  voyager dans l'espace et le temps. Nous décidons de changer de monde ensemble même si on ne sait pas vraiment comment faire. On se dit qu'on pourrait y arriver en joignant nos mains ensemble et en se concentrant mais ça ne fonctionne pas. Alors on décide de passer au travers un mur en se suivant de très près les uns des autres. 

Nous arrivons dans la cours d'une vieille maison laissée à l'abandon. Tout est couvert de broussailles et de vieux arbres tordus. Le mobilier extérieur est en bois gris et usé par les intempérie (chaises, balançoires, tables, foyer…). Par contre tout, même la maison, est peint de couleurs primaires éclatantes. Un vieille dame fragile en marchette s'enfuit en nous voyant arriver. Elle va aller prévenir la police. On va en arrière de la maison. C'est un vaste, très vaste champ à l'abandon, sauvage. Une autre vieille madame, mais plus rondelette et joviale, vient à notre rencontre en sortant de la remise. Les bras encombrés des serpes à calculer aux lames noires et usées, elle nous dit qu'elle peut aller jusqu'à 500 avec ça. On lui dit que c'est inutile car nous ne sommes que 3. 

Elle nous indique le puit dans la cours en nous disant que tout le monde veut voir le puit. C'est un très vieux puit en briques avec un gigantesque arbre mort et desséché qui le surplombe. Les branches grises et tordues se terminent sur des ramilles délicates et emmêlées comme des toiles d'araignées. Il est aussi peint de couleurs vives et bariolées.



vendredi 10 mars 2017

China girl





Il y a un gars qui promène un chien vraiment énergique qui s'appelle Dynamo. Et ça dérange tous le monde. 

J'ai retrouvé tous mes jouets d'enfant, et encore bien d'autres que je collectionnais. Ils sont à l'extérieur, au bateau, près d'un lac ensolleillé pas loin de la marina à mes parents, juste à côté d'un poulailler. Ma vieille Bessy est là aussi mais elle fait peur à voir. Ses cheveux sont devenus tout rouillés, genre brun-roux, et ils s'arrachent, sa peau est toute sale et verte, son corps est infesté de vermine... Mais je la prend quand même avec moi, pour la réparer. Et je vois plein d'autres jouets de mon enfance, il y en a partout.

 On est maintenant dans le sous-sol commun de notre bloc appartement et les murs sont en veneer turquoise. Mon copain a une collection de chevals de carrousels, et moi j'ai plein de petites pouliches. Je vois une petite fille vêtue comme une poupée de porcelaine, et un peu brisée. Sa mère est encore pire. Je leur dit que mon copain est sculpteur et qu'il peut les réparer. La mère me dit qu'elle utilise du Paverpol et que c'est ce qu'il y a de mieux. Je lui dit que son Paverpol n'est que je la colle blanche avec une charge et un pigment et qu'elle devrait utiliser de la plasticine epoxy à la place mais que je vais demander à mon copain, c'est lui le spécialiste. Elle argumente avec moi. Je lui demande si c'est parce qu'elle pense que ce sera toxique mais ça ne semble pas être ça la question et je lui dit qu'on va aller retrouver mon copain. 

Donc on monte au dernier étage et je voudrais que la fillette nous accompagne mais sa mère ne veut pas, elle dit qu'elle va toute se briser. Je lui assure que je vais m'occuper de la petite fille mais ça ne se passe pas comme prévu car la fillette a tellement peur de se briser qu'elle se cogne partout. Ses petits souliers dorés peint de fleur sont tout écaillés et je me sens mal en pensant que c'est ma faute. Je dois la prendre dans mes bras pour monter les étages. 

En haut, mon copain est occupé. Il porte une perruque de majordome et une livrée de serviteur. Je ne sais pas trop ce qu'il fait mais il est au service de gens riches qui sont au dernier étage, comme les navigateurs de la guilde dans Dune, on ne les voit pas. C'est décoré dans un style baroque rococo décadent. Il semble réticent à l'idée de réparer la madame et sa fille. Il me dit qu'il n'aime pas toucher aux gens. Et moi-même je me demande si elles auront de l'argent pour nous payer. 

On voit soudainement apparaître le fils de la madame de terre cuite, étrangement il est en bien meilleur état. Il est en porcelaine sans émail, dépolie, sculpté comme un chérubin mais sale comme un ramoneur et lui aussi porte une livrée de domestique. La femme montre à mon copain ce qu'elle voudrait qu'il répare. C'est son dos. Il est dans un état lamentable. Je dis que moi je pourrais le faire et mon copain n'a qu'à me superviser. Sa colonne vertébrale est toute creusée et elle l'a réparée en nouant ses lambeaux de chair de part et d'autre afin de rejoindre les deux côté et amoindrir la fissure, un peu comme on lasse un corset. 

Mon copain se sauve, dégoûté. Je prend de la pâte à modeler et je commence à lui sculpter un dos. Mais j'arrête tout de suite car je me rend compte que j'ai oublié de demander des conseils à mon ami sur ce qu'il serait le mieux d'utiliser comme matériaux, et je pars à sa recherche. 

 

mercredi 1 mars 2017

Gris tout doux!!!


Il y a un petit oiseau en duvet gris tout doux qui est prisonnier d'une vieille grange et retenu par un fil qui s'attache à une de ses pattes. La longueur de la corde est calculée en fonction de ne jamais le laisser aller plus loin qu'à la porté du chat qui est là et le guette. L'oiseau doit toujours bouger pour que le chat ne puisse jamais l'attraper. Je prend l'oiseau aux creux de mes mains pour le protéger et il se réduit en cendre pour se transformer en papillon de nuit.


mercredi 22 février 2017

L'artiste est content



Je suis sur la plage dans un magasin en forme de coquillage géant. Quand on y entre, on se transforme. Je change de forme plusieurs fois avant de devenir un prince aventurier arabe, genre Simbad. 

J'ai l'intention de descendre vers la plage, qui est assez loin en bas. En regardant vers la mer avant d'y aller, je peux voir comment les vague vont venir me chercher. Elles vont très loin sur le sable à chaque reflux, noir comme le charbon. Des dragons chinois jouent dans l'eau. 

Rendue dans la mer, je flotte sur l'eau et je veux passer au travers la peau de l'eau pour aller voir l'exposition d'un de mes ami artiste qui est au fond de la mer. Il y a comme une membrane sur l'eau, qui est verte, et elle est difficile à crever. 

Mais lorsque je réussis enfin, c'est Philémon de Fred qui m'accueille de me fait visiter. Il y a plein de bds rares et des livres en métal repoussé qui s'ouvrent comme des coffres. Et l'expo me conduit jusque chez l'artiste, dans une pièce secrète qui est cachée de la chambre principale par un grand rideau en corduroy brun. L'artiste est très content de me voir. Il est avec un collectionneurs et d'autres visiteurs de ses amis qui ont prit rendez-vous et viennent nous rejoindre. Ils sortent une bouteille de Scotch pour la partager mais moi ce qui m'intéresse le plus, c'est le papier de la bouteille. 

Je m'endors sur un fauteuil. Quand je me réveille le lendemain matin, l'artiste dort. Je m'en vais pour sortir de chez lui et je passe par un grand parcours en montagnes de riz sec qu'il a sculpté en forme de villes et de paysages qui s'étalent sous des viaducs et des échangeurs en bétons. J'essaie de marcher dans son petit village de riz sans le détruire mais une grosse femme jalouse me court après. Elle est fâchée parce que j'ai passé la nuit chez l'artiste. Elle me poursuit dans l'entrepôt d'un magasin d'électronique jusque dans les rayonnages de la boutique, où je l'assome.

dimanche 12 février 2017

Il n'y a plus beaucoup d'humains sur la terre



Je vis dans les égouts. Il n'y a plus beaucoup d'humains sur la terre, juste des zombies et un sorcier. Le sorcier porte une sorte de toge en haillon qui ressemblent à du cuir de porc brut à mâcher pour chien. Des lambeaux de peau sèche et brunâtre recouvrent sa tête et son visage d'une capuche mystérieuse enveloppant son visage dans un gouffre d'ombre. Il veut ramener à la vie un zombi probablement mort d'inanition. Pour réaliser l'opération, il commence par trouver un entonnoir fait d'écorce ou de papier de nid d'abeille qu'il colle aux les lèvres du zombie. Il le remplit ensuite d'un tas d'entrailles toutes desséchées. C'est tout ce qu'il a pu trouver. Mais il n'a pas besoin de grand-chose, seule une petit goutte de sang suffira, pourvu qu'elle tombe dans la gorge du zombi. Le sorcier souffle une formule magique dans un sifflet bien spécial. Quand le zombi revient à la vie, il obéit au sorcier. Ensemble ils combatent les autres zombies. Il a une sorte de fouet rouge qui sort de sa main, pareil à la langue élastique d'une grenouille. Il lui suffit de toucher un zombi avec pour qu'il meurt.

Pour ma part, je suis protégée par la petit fée blanche qui avait accompagnée Dante et Virgil aux enfers. Et Sylvie, la petite fille végétale qui obéit toujours à la fée. Tant que ces deux-là ne me quitteront pas, les zombis refuseront de m'approcher. Nous (notre petite tribus composée de moi, la fée, Sylvie, le sorcier et son zombi apprivoisé) essayons de passer le mur qui sépare le monde sain du monde contaminé par les zombies. En fait, c'est juste une palissade de bois et de l'autre côté c'est une usine. Quand les ouvrier nous voient, ils veulent fuir pour être libres eux aussi mais la police les tues.

Et finalement je reviens chez moi. C'est la nuit et une chauve-souris géante plane au dessus de nous, immobile, les ailes écartées comme un gros parapluie. Les voitures évitent de passer en dessous et moi aussi, j'ai un peu peur. Elle s'en va en battant des ailes, on dirait Batman.

mercredi 1 février 2017

Le maître du haut fourneau





Je suis dans l'espace en vaisseau spatial dans l'univers de Star Wars et je cherche la porte de l'enfer. Le diable se nomme Deliambre et il me dit que si je veux sortir dix âmes du Paradis, il devra en sortir autant de l'Enfer, question d'équilibre. Je choisis donc 10 petites «My little pony» du côté Ciel et il fait sortir 10 démons de l'Enfer, dont Sisyphe nommé «Le maître du haut fourneau». Tout cela en échange d'un an de ma vie. Donc je dis aux petites pouliches que j'ai délivrée: «Ne m'attendez pas!»

samedi 28 janvier 2017

Chimeris, enfin la fin


Pour la lire au complet, c'est ici: Chimeris -Vaar-

Je relisais mon message où j'ai publié l'avant dernière planche de Chimeris. Et puis, ben c'est pas tout à fait ça. Oui, la BD c'est un gros deuil parce qu'avec la galerie et toutes les autres choses intéressantes dans ma vie, je n'ai plus le temps de faire des projets ambitieux comme celui-là. Ça, bien sûr, dans le cas où c'est auto-financé parce que dans le cas contraire, ce sera différent (ai-je vraiment besoin de le spécifier???).

Sauf que je vais quand même continuer à faire de la BD, plus comme ça par contre.

mercredi 25 janvier 2017

Les gens qui bavardent dans le vaisseau



Nous explorons une nouvelle planète sur laquelle tout est hostile. Elle est recouverte d'océans de laves et son atmosphère est composé de gaz toxiques. Ils y a d'étranges émanations lumineuses entre les plaques de laves refroidit. C'est le langage de la planète, elle nous parle.

Je suis avec un coéquipier dans une petite navette d'exploration et j'entends les gens qui bavardent dans le vaisseau car ils ont malencontreusement laissé leur radio ouverte. Ils détestent mon partenaire. J'échappe le radio dans la lave et elle se calcine instantanément, aucun moyen de la récupérer.

samedi 21 janvier 2017

Il ne faut pas se retourner


Je suis Chihiro, dans un film avec Ben Affleck. Et Ben Affleck, c'est le diable, car son numéro est enregistré dans la mémoire de son téléphone. Et ce numéro c'est le « Dit-Dat-Dot ». Nous sommes prisonnier chez lui, dans sa bibliothèque dont les livres sont vivants. Chaque pièce de la maison est consacrée à une forme de littérature particulière. Il y a quelqu'un derrière nous mais il ne faut pas se retourner. D'ailleurs, on ne peut pas.

vendredi 13 janvier 2017

Bulletin spécial




J'ai passé une entrevue pour travailler dans une entreprise où je convoite vraiment un poste mais comme je ne parviens pas à savoir si oui on non ma candidature les intéresse, je me pointe là-bas inopinément dans l'espoir d'avoir un résultat. Et on me fait poireauter dans un coin. 

Enfin la responsable de l'équipe dans laquelle je désire embarquer m’emmène à la cafétéria avec elle en me disant qu'on n'a pas besoin de moi mais que je pourrai quand même être utile à quelque chose. Elle me demande de créer une mise en situation au cours de laquelle j'envoie promener un employé sélectionné qui ne réagit jamais aux provocations. 

Nous sommes assis tous les deux face à face à une table pour deux, bleue, sur le bord d'un mur avec des barreaux et un écran d'ordinateur au dessus de la têtes. Je ne suis pas actrice, je n'ai aucune idée quoi faire. Je me contente de lui faire une scène en lui racontant ma situation avec une crise de larme et je l'accuse de ne pas être compatissant et de s'en foutre totalement en lui criant par la tête:  « Et toi, qu'est-ce que tu ferais? Comment tu réagirais?» Et sur ce je me précipite en larme vers la sortie. 

Mais comme je ne la trouve pas, je vais n'importe où et j'aboutis dans la piscine. Il y a une antichambre dans laquelle on voit plusieurs entrées de tunnels et ensuite c'est le bassin principal. Il est minuscule et un radeau pneumatique en couvre presque la totalité. Je le tasse car une fille veut plonger. Comme je n'ai pas mon maillot de bain, j'enlève mes souliers pour me tremper les pieds. Il y a un très beau décors avec des animaux mécaniques autour de la piscine, c'est impressionnant. Des chiens des prairies grimpent sur un mur qui imite un talus sablonneux. On voit quand même des petits trous avec des senseurs, des aimants ou un contact électrique aux endroit ou les petits animaux doivent poser leurs pattes. Des pantins animés en fibre de coco avec une moitié de noix de coco pour la tête et l'autre moitié pour le corps, marchent en file militaire sur une échelle de corde qui fait office de pont tout entortillé.

 Quand je décide de sortir de la piscine pour retourner dans le hall, je croise un gros homme mulâtre qui porte une queue de sirène verte iridescente. Il me dit qu'ici c'est un baise-o-drome de 18 km, avant de disparaître dans un des tunnels inondés. Je comprend qu'il y a plein de tunnels ainsi connectés à des niches privés. Et je me dis que j'aimerais vraiment aller nager dans un grand corridor remplit d'eau et faire le parcours au complet. 

Une femme vêtu de mauve avec des cheveux teints jaune, rouge et orange, comme du feu, vient me voir pour me dire qu'on m'a trouvé une place. Elle m’emmène dans un laboratoire de capture de mouvement ou des techniciens sont en train de préparer des combinaisons avec des senseurs. Les combinaisons sont pliées tellement serrées qu'il faut les décoller et les étirer avant de les utiliser. Elles sont fabriquées en genre de tissus blanc plastifié un peu comme des combinaisons de peintre. On me demande de fixer les senseurs sur des pinces mais la moitiés des pinces sont brisées et je dois les réparer rapidement. 

Et soudainement, il y a un bulletin spécial diffusé sur la chaîne interne de l'entreprise car la dame responsable qui m'avait convoquée en entrevue a été assassinée. Ils font donc apparaître une reconstitution de son meurtrier tel que capté par les caméras de surveillance et c'est moi. Je veux me sauver. Je sais que le criminel est la dame aux cheveux de feu. Et j'ai des alibis. Mais je sais que la justice n'est jamais du côté du faible et du pauvre donc je m'enfuis et je retourne à la piscine. 

Mais comme c'est maintenant la nuit, c'est devenu l'immense baise-o-drome dont l'homme m'avait parlé, avec des tentures rouges des coussins moelleux et des éclairages chaleureux. Les gens s'enduisent le corps d'un gel en silicone bleu pour aller baiser sous l'eau. Je m'en vais en dessous, là ou il y a les couloirs et j'emprunte une porte qui mène à l'envers du décors. 

Il y a encore plein de couloirs autour des couloirs qui circulent comme de gigantesques boyaux blancs et tout est de forme arrondis, sans arrête, en plâtre et blanchit à la chaux. C'est là que sont les enfants dans leur service de garde. Je leur donne une boîte de tamarins remplie de bananes rouges pas mures et je m'en vais. Mais je réfléchit et je me dis que ce n'est pas une bonne idée de tromper des enfants, même si c'est involontaire, dans ma situation où je suis déjà recherchée pour meurtre donc je retourne les voir pour leur dire que les fruits ne sont pas bons à manger. Les enfants sont étrangement compréhensifs et raisonnent froidement, comme des adultes. Je vois que de toute façon ils n'avaient pas mangé les bananes mais les ont écrasées sur le sol avec leur pieds. 

Comme je suis encore poursuivit, je me sauve par une autre porte qui ouvre sur un escaliers de service, les murs sont en bétons humide et pellés couverts de fils et de tuyaux. Les marches qui descendent sont très complexes mais je les sautes avec agilité, à une grande vitesse, comme une ninja. Et plus j'approche du fond, plus elles sont difficiles, de formes irrégulières et couvertes d'obstacles, avec des pistons jaunes qui surgissent des contre marches pour me faire tomber. Et des outils. 

Il y a des outils qui traînent en tas mais je n'ai pas le temps de réfléchir à ce que je voudrais choisir qui me sera le plus utile car j'entends le métro qui arrive. Donc je m'empare d'un marteau sans manche et d'une hachette argentée portative pliable. Mais ce n'est pas un métro. C'est une étrange structure articulée avec des cordes et des engrenages qui arrive à la station pour se faire réparer par des machines. Tout est automatisé. J’essaie de trancher une corde de métal de la structure à l'aide d'un creux sur la hachette qui sert à trancher les cordages. ¨Pour une raison quelconque, ça devrait me permettre d'embarquer dessus. 

Mais deux hommes, un jeune et un vieux en sortent. Ils sont difficiles à convaincre mais je réussis à les persuader de m'emmener avec eux. Ils me disent de revêtir un uniforme de pompier noir à bandes réfléchissantes, comme le leur, avec un casque et des mitaines rouges. Ils me montrent comment dire bonjour comme eux et rajoutant que de cette façon je vais passer inaperçue. Je les suis dans leur cabine de service et c'est minuscule, on est tassés les uns sur les autres. Il y a des coussins pour dormir et des machines distributrices. Les autres techniciens me parlent, il y a des femmes aussi, tous vêtus comme moi. Mais je ne dis rien, je remonte mon col sur mon visage et je vais dormir dans un coin.

lundi 9 janvier 2017

Pénélope est fâchée



Je suis avec un dieu nordique, genre Thor, qui escalade des pitons rocheux vertigineusement acérés, avec son chien. Il procède par balancier pour se hisser vers les hauteurs. Il lance sa corde munie d'un grappin à un point de levier et il se précipite dans le vide pour faire le pendule et atteindre un niveau plus élevé de l'autre côté. Il réussit ainsi à escalader sans peine une aiguille rocheuse qui forme un fuseau très pointu. Et il n'a pas froid, même s'il est dans les hauteurs glaciales et ne porte qu'une cuirasse de légionnaire et un pagne, les jambes nues.

Il trouve Minerva qui dort au sommet de la montagne, emprisonnée dans un cristal limpide et bleuté plus grand qu'elle. Elle se réveille quand moi, Pénélope, je vais les rejoindre. Et Thor est vraiment emmerdé de nous avoir toutes les deux sur les bras. Minerva ressemble d'avantage à une Walkyrie qu'à une déesse grecque. Elle me montre que le pendentif en or de mon collier représente Ithaca où deux navires viennent d'accoster, celui de Néoptolème et l'autre est le vaisseau d'Ulysse. Je suis vraiment fâchée car ça fait une éternité que je l'attend et il faut que je sois à l'autre bout du monde quand Ulysse se décide enfin à revenir. Je demande à Thor s'il ne peut pas convaincre Aegir de m'aider à revenir chez moi le plus rapidement possible.