dimanche 15 février 2009

Spitwhite



Il est si beau de s’écouter
Parler de l’air du temps
Parce qu’on a rien d’autre à dire
A la télévision
Nous sommes un peuple aveugle
Qui renie sa propre culture
Quand il achète une reproduction entoilée de Manet ou Renoir
Et la même musique qu’on entend partout.
Spit White
Crachez sur les artistes
Crachez bien
Crachez blanc
Car nous ne sommes que des rêveurs
Parlez SRAS, Virus du Nil, Listériose
Que ce soit la peur de l’autre
La peur de l’homme
Parlez-nous de la crise, du terrorisme
Nous sommes un peuple peureux
Mais fort capable d’apprécier l’importance des whippets
Ou de Star Academy
Spit White surtout
Car vous êtes notre salaire
Spit White vraiment
Puisqu’il faut détester son travail pour être payé
Spit White all over
Pour tous les artistes jaloux du succès des autres
Crachez sur nous
Car nous ne travaillons pas
Traitez-nous de contre productifs
Dites-nous qu’on pue
Spit White
Car vous êtes beaux
Vous êtes forts
Vous êtes ordinaires
Tous pareils
Vous crachez tous de la même couleur
Crachez pur
Propre
Payant
Peut-être bien même en français
Mais comme tout le monde, au moins.
Ah !
Spit White
C’est ça qui est ça
Juste pour vous dire
L’éternité d’un jour sans pain
Voir le soleil se coucher dans l’atelier
Où on l’a vu se lever
Entendre rugir la louve
Et crier avec elle
Vous raconter, peut-être
Que vous pourriez êtres heureux
C’est votre choix
Vivez donc sans couleurs
Si c’est ce qui vous importe tant
Moi
J’irai cracher sur vos tombes.

Merci Michèle Lalonde et tout les autres dont je me suis inspirée.

4 commentaires:

Encre a dit…

Je ne connais pas ce qu'il y a derrière ça, mais quelque chose de semblable me monte souvent dans la gorge, avec un "ne tuons pas la beauté du monde".

Adeline Lamarre a dit…

Je ne vise rien ni personne. Je suis un peu découragée. Je crois que je ne comprend tout simplement pas.

guy a dit…

Michèle Lalonde recontre Boris Vian.

"Speak white
De Westminster à Washington relayez-vous
Speak white comme à Wall Street"

Question de mettre au goût du jour de la crise.

Adeline Lamarre a dit…

Guy...
Ouaip, je dirais même plus... on est pas sortis du bois.