mardi 2 février 2010

Le cylindre de confinement et la rose du cœur qui pleure



Je suis en moto sur l’autoroute. À chaque fois que je croise un camion 10 roues, j’ai peur d’être soufflée en dessous. Un fourgon perd sa grosse toile de jute qui vole jusque dans le terre-plein. Une police lui donne une contravention mais le camionneur va le piquer dans le ventre avant de cacher son corps sous la toile.

J’ai tout vu. Le policier poignardé appel du renfort et ils me poursuivent pour me tuer. Ils doivent éliminer le témoin que je suis. Je me sauve et je panique, où trouver refuge?

J’arrive jusque dans un centre scientifique d’études spatiales où on expérimente la vie en isolement dans le but de savoir comment vivre sur des planètes inhospitalières. Ils m’accueillent comme sujet d’expérience. Je ne pourrai plus jamais sortir de toute façon puisque ma vie est en danger à l’extérieur, je suis pourchassé. Mais je ne sais pas si je vais être capable de vivre dans de telles conditions, même avec le secours de l’art.

Le scientifique en tête du programme me dit que je serai la troisième femme à tenter l’expérience. Notre habitation est un grand cylindre télescopique dans une atmosphère confiné. Il y fait des expériences sur les implants cervicaux et sous-cutanés micro-informatique pour nous aider à contrôler nos sensations.

La grosse voisine nous appelle et laisse un message sur le répondeur téléphonique. C’est la fête des fleurs. Tous les enfants de la guerre et du tiers-monde sont invités à dessiner une fleur et à l’accrocher sur les murs. Je veux faire une fleur moi aussi, même si je ne suis plus une enfant. Je dessine une rose qui pleure dont le cœur a la forme d’une bouche qui hurle un grand cri de souffrance. Mais je n’ose pas la mettre sur le mur. Je la garde dans ma poche et j’ai honte.

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