lundi 25 août 2008

Jack et Chen

(Ou le mythe maternel de l’homme re-cloné.)

On a séparé deux clones dès leur naissance pour les élever, sans jamais qu’ils ne se rencontrent, dans deux contextes complètements différents. L’un d’eux a connu la douceur et l’espoir tandis que l’autre n’a vécu qu’une violence sans issue. On les a ensuite ensemencés artificiellement avec un embryon de leur propre clone.



Les deux enfants naquirent avec une personnalité tellement différente qu’à l’aube de trente ans, il était désormais impossible de leur trouver une quelconque ressemblance.

Chen est celui dont le père a eu de la chance. C’est un asiatique, génie informaticien calme et équilibré. Jack est son côté sombre, un alcoolique délinquant psychopathe. Les deux sont capturés et retenus en captivité dans des cellules différentes au sein de l’arène du cirque. Ils seront confrontés l’un à l’autre dans un jeu questionnaire télévisé.

Je dois faire la décoration des lieux mais cela ne m’inspire pas vraiment. Je fais plusieurs maquettes à l’ordinateur et j’imagine finalement un motif en forme de gros visage rond peint sur le sol de l’arène. Je ne suis pas très fière de moi, cela ressemble vaguement à du Paul Klee en noir et blanc avec des grossières touches de vert.

Le responsable de l’expérience vient me voir. Il est mal à l’aise et couvert de sueur car il fait très chaud. Il porte un cardigan de laine bleu foncé par dessus son t-shirt gris recouvert d’écriture rose fuchsia, qui moule outrageusement son opulente poitrine. Je ne parviens pas à savoir si mon décor lui plaît.

J'ai fais ce rêve samedi passé.
Je l'ai illustré avec cette image que je trouvais pertinente.

4 commentaires:

guy a dit…

Wow! J'aimerais faire des rêves aussi SF!!! :-)

Adeline Lamarre a dit…

En fait j'en ai rêvé la suite la nuit dernière. Il y avait plein de geisha qui sont allé s'installer dans l'arène. Elles faisaient un picnic sur des tables de bois peintes de motifs à carreaux (pour imiter des nappes). Elles portaient des perruques en forme de réacteurs, comme la princesse Leïa dans Star Wars a new hope et en forme de brosse à ramoner.
Pendant ce temps, Chen faisait des jeux de logique sur un ordinateur portable alors que Jack perdait son temps à maugréer.

Je fais souvent des suites à mes rêves d'une nuit à l'autre. Quoique là, je ne suis pas convaincu que ce soit vraiment intéressant.

guy a dit…

Peut-être que tout se passe pour une raison précise, une sorte de déraison logique qui guide les évènements et nos actes. Mais ceci ne pourrait se faire seulement et seulement si c'est imprédictible.

Adeline Lamarre a dit…

Ou serais-ce nos actes qui guident une "déraison logique"?
L'ennui avec les rêves prémonitoires, c'est qu'on les démêles difficilement du reste. On ne le sait que lorsqu'on le vit. Mais ça donne très souvent de bonnes pistes pour savoir comment se comporter.
Ce n'est donc pas imprédictible.
Ou plutôt ce serait une projection qui se module selon notre perception du point de vue d'une réalité alternative....