vendredi 13 mars 2009

Qui est le modèle dans le nu?

Le métier du corps, une profession dont on ose peu parler : modèle vivant. C’est un homme ou une femme, selon les préférences, l’inspiration, la technique… ça dépend de l’artiste.


Il est peut-être jeune et athlétique, vieux et décharnée, elle pourrait ne pas se raser, dénouer ses cheveux et prendre des poses naturelles. C’est un professeur de yoga, il pratique ses figures de méditation. Elle fait de la danse?


Il n’y a rien de précis qui puisse permettre de caractériser un modèle nu. Ça pourrait presque être n’importe qui. Ils sont là, tout simplement, et nous offrent leur corps. Mais, à partir de ce moment, ils ne sont plus n’importe qui.


Le métier de modèle demande certaines facultés qui lui demeurent inaliénables. Outre une certaine discipline physique, il est important pour celui qui pose dévêtu d’être en paix avec son corps, de l’accepter comme il est.

D’avoir confiance en la bonté des gens, car le modèle est vulnérable.
Il nous offre bien davantage que de partager la vision de son corps, il s’offre à nous; à notre jugement et notre perception.


D’un autre côté, le modèle doit aussi savoir s’effacer, devenir sujet. Laissant derrière lui son identité et son rôle social en même temps qu’il quitte son propre linge. Ne pas imposer sa vision, laisser l’artiste prendre ce qu’il doit.


Merci à Dominique qui a posée pour nous à l'AIIQ.
Quelques réflexions sur l'art du nu et le métier de modèle vivant. Je vous offrirai la suite de ces élucubrations avec mes prochains dessins. En attendant, je serais heureuse de lire ce que vous en pensez. Cela ne peut que faire évoluer ma démarche.

3 commentaires:

Encre a dit…

La simple idée d'avoir faiit ce billet démontre pas mal de sensibilité. Qui parle des modèles, sinon pour dire comment on les peint? Ici, c'est le point de vue du modèle que tu as cherché, et cela m'a beaucoup touchée!
Ça invite au respect et à la gratitude pour ces gens. Ça éveille aussi l'admiration

Adeline Lamarre a dit…

Merci Encre...

Tout de même, je trouvais qu'en écrivant ceci:
"D’un autre côté, le modèle DOIT aussi savoir s’effacer, devenir sujet. Laissant derrière lui son identité et son rôle social en même temps qu’il quitte son propre linge. Ne pas imposer sa vision, laisser l’artiste prendre ce qu’il DOIT."
Et en utilisant à deux reprise le verbe "devoir", j'impose mon opinion.
Faut dire que j'ai quand même une bonne expérience dans ce domaine.
Mais je vais tenter d'aller le plus loin possible dans cette réflexion. Et on verra bien jusqu'où cela va m'amener.

modele nu a dit…

jolis dessins.
je prendrai le temps pour lire votre blog.
en attendant.. allez voir mon petit blog..
http://modelenu.blogspot.com/

a bientot