samedi 20 septembre 2008

Comme une rose couleur de sang

L’art est si intimement lié à ma vie que lorsque j’en parle, je parle de moi.
Je manque un peu de pudeur et je me compromets.
Mais je n’ai pas vraiment peur du ridicule.

Nombre d’artistes qui abordent des sujet macabres et révoltants sont en fait des gens souriants, équilibrés, respectueux et sobres beaucoup plus souvent qu’autrement.
L’œuvre n’est pas l’artiste, l’artiste n’est pas l’œuvre non plus.
Mais alors….

Nous avons tous un côté sombre.
Le cacher, c’est l’ignorer et lui permettre d’avoir une emprise sur nous sans pouvoir le reconnaître.

Je désire y plonger complètement.
Affronter mes peurs, c’est leur donner une forme et une existence.
Quand je les projette sur une toile, elles sortent de mon esprit.
Je peux les reconnaître, les confronter, les combattre et ensuite… aller encore plus loin.

L’art est un parcours initiatique.
Je peins avec mon sang.




Une illustration pour le fanzine Horrifique, la nouvelle «Corpus» par Denis Labbé. En la lisant, j’ai cru y discerner une évocation du personnage de Jack L’éventreur. Je n’ai pas pu résister à la tentation de m’en servir pour faire cette image.

5 commentaires:

guy a dit…

Rose écarlate ou tulipe noire, jolie fleur de la nuit, corolle épanouie des couloirs de l'urgence.

Adeline Lamarre a dit…

Ce n'est pas la rosée mais une larme qui perle à la frange de mes cils.
Et je vais la cueillir du bout de ma plume en prenant garde de me crever les yeux.

guy a dit…

Pour ma part, je ne peux pas dire que j'étale ma vie sur mon blog. Au contraire. Je me demande même pourquoi je fais ce blog. J'aime les mots, ils sont précieux et j'aime mieux garder mon contenu original à d'autres fins.

Je vois mon blog comme une antenne sur le monde, où je peux capter les marées sensorielles métaphysiques (duh); je désire secrètement capter les courants de fond.

Je respecte ton impudeur artistique et personnelle, elle n'a rien de gênant en ce qui me concerne, et au contraire j'admire ton courage et ta détermination pour ton travail, de même que ce sens de l'indépendance qui m'est cher.

Moi aussi, oserais-je dire, l'art, le besoin de créer me travaillent en profondeur.

Adeline Lamarre a dit…

Je trouve que des blogs comme le tiens, Guy, permettent de mettre en contact deux concepts (ou entités ...?). La noosphère et la cybersphère.

Je viens de lire à quelque part que la conscience serait apparue à l'homme au moment où ses connections nerveuses ont été assez nombreuses pour le permettre. Il pourrait en être ainsi de la cybersphère à partir du moment où elle représentera un pourcentage significatif de la noosphère. Personnellement, je ne sais pas si cela me rassure. Et je trouve très intéressant que la blogosphère intègre une relation entre ces deux "sphères".
Je le vois un peu comme une volonté de classification.

Hum... un peu spécial comme idée mais, qu'en dis-tu?

guy a dit…

Juste avant d'écrire ceci, je secouais la couverture que ma défunte grand-mère a tricoté à mon intention, et je sentais son odeur, de vagues souvenirs me reviennent. C'est ma grandmèrospère. Ma conscience est et sera toujours universelle. L'art est une grandmèrosphère universelle.