dimanche 13 juin 2010

Андрей Рублёв (фильм)

Andreï Roublev (film)

Je ne suis absolument pas cinéphile. Habituellement, je ne regarde que des films de genre et des animations. J’ai découvert ce film un peu par hasard, quand j’étais aux études. Je me passionnais pour les icônes religieuses, j’apprenais la langue russe et mon frère avait un cours de cinéma Russe.

Comme le dit si bien Wikipédia, c’est un film d’Andreï Tarkovski, tourné en 1966 et sorti en 1969. Je confesse que c’est le seul film de ce réalisateur que j’ai vu.



(Archives, 2006)


Mais c’est mon film préféré. La photographie est magnifique. Les images sont d’une beauté sublime. Le grain de la pellicule donne une profondeur aux noirs et aux tons de gris qu’on ne retrouvera jamais dans les images numériques.

Et c’est surtout pour sa réflexion sur l’art que ce film me touche autant. Selon le mythe, Andreï Roublev aurait eu les yeux crevés pour avoir osé signer cette icône de la trinité. Par ce geste considéré aujourd’hui comme automatique et nécessaire, il présageait de la fin du moyen-âge par l’émergence du statut d’artiste.



(Archives, 2006)


Au moyen-âge, nul artiste n’était propriétaire de l’image crée et il n’était pas bon d’avoir des idées. Il suffisait de copier certaines icônes codifiées pour que la population puisse en comprendre le message. D’ailleurs, dans le film, si vous remarquez bien, on ne dit pas «peindre» une icône, mais «écrire» (en fait c’est écrit peindre dans les sous-titres mais en russe ils disent écrire: пишу = pishou). Car une icône est une prière.

vendredi 11 juin 2010

Sabrokann -4



Je me suis inspirée du film Andreï Roublev pour faire les décors du village.

J’ai relu mon scénario au complet avant de faire le tome II et je me suis dis : Briac doit vraiment me détester. Je vous en donne un aperçu avec cette planche… et ça ne fait que commencer.

mercredi 9 juin 2010

L’Āsana du trottoir


Ardha Matsyendrasana




Vrksasana


Des trucs très confortables, qu’on peut faire partout : dans la salle d’attente du dentiste, en lavant la toilette, dans le rayon des courges à l’épicerie…
Dans la collection psycho-pop culture physique au quotidien pour l’élévation de l’âme : la série yoga de tous les jours par Sri Adelaknanda Lamarrandharata.
Premier titre à paraître (si j’ai vraiment rien d’autre à faire) : Le yoga et les tâches ménagères.

lundi 7 juin 2010

Phartax

Le guetteur du quai des étoiles à quitté le phare à la tête de la nébuleuse. Le dernier vaisseau de la terre a disparu, emportant avec lui une panoplie d’humain et son manuel d’instruction. Il ira planter des « autres » sous un ciel différent.



Mais moi je suis restée.
Je voulais voir le ciel rose couleur sucré du soleil mauve écartelé.
Je marcherai jusqu’au bout de la terre.
Je serai enfin seule au bout du monde.
Seulement moi et le soleil.
Et il m’emportera avec lui dans sa couleur finale.
Rouge.

vendredi 4 juin 2010

Dans le tonnerre d’un million de soupirs

On a bu du vin noir au poivre dans une main de verre.

(Enchanteresse, Archives, 2007)


Nous montons un escalier en autobus. Je sorts la tête par la fenêtre ouverte et je me cogne contre les extincteurs de feu à chaque palier.

(Dessin automatique, Archives, 2005)


Nous allons dans une confiserie européenne. Il y a des calissons et des petits hommes de gingembres confits. C’est au bord de la mer tout près de l’église St-Victoire. Les vagues recouvrent les marches du parvis et on ne peut y entrer qu’à marée basse.

(Dessin automatique, Archives, 2007)