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vendredi 28 août 2015

La petite méduse et sa horde


Peinture à l'huile de 14 x 18 pouces, août 2015
Une peinture pour mon amie Nathalie.

lundi 18 mai 2015

Joseph-Elzéar Bernier


Voici quelques illustrations d'intérieur pour:
Joseph-Elzéar Bernier - Capitaine de l'Arctic
Par Alain Raimbault
Aux Éditions de l'Isatis dans la collection Bonjour l'histoire
ISBN : 978-2-924309-42-1



samedi 11 avril 2015

Cthulhu à Innsmouth

Cthulhu à Innsmouth
Huile
5'' diamètre (9,5'' avec le cadre)
Avril 2015

Je trouvais que ça manquait de Cthulhu à "Ultramarine", notre exposition sur le thème de la mer au Repaire des 100 talents. Alors j'ai pris sur moi de remédier à la situation.

samedi 28 mars 2015

Mother of pearl

La forteresse de la perle*
Acrylique
14'' x 18''
Mars 2015

*Le titre est inspiré par un roman de la série de Elric de Melniboné par Michael Moorcock. Mais la peinture n'a aucun rapport avec ces livres, ces juste que ce titre m'inspirait. En anglais, je l'aurais intitulé mother of pearl mais la traduction française n'est pas aussi évocatrice, selon moi.

Voici mon oeuvre pour notre exposition Ultramarine au Repaire des 100 talents. Exposition qui commence le 1 avril et ce n'est pas une blague. C'était mon idée et ça me tenait à cœur de faire une expo avec des poissons qui commence le 1 avril.

vendredi 27 septembre 2013

Les survivants

Voici mon oeuvres qui est présentement exposée au Musée des beaux arts de Mont-St-Hilaire pour le salon d'automne 2013 -150 variations sur le thème "La mémoire de l'eau"-


Les survivants
Acrylique sur panneau de bois
24 X 30 pouces
juin 2013

samedi 6 juillet 2013

L’eau de Nenkanzar


Un homme d’affaire chinois (en fait, je le soupçonne d’être dans la mafia) vêtu d’un Tuxedo est couché sur un matelas pneumatique qui flotte dans une piscine. Sa fille se nomme Kanza, elle a la peau noire et porte une grande robe de bal blanc écume de mer au jupon ample. Elle se baigne avec sa robe. L’eau est limpide mais la piscine est sombre, en béton, au sommet d’un gratte-ciel plus haut que tous les autres et qui domine la mer. La servante de la jeune-fille riche a la peau blanche et de courts cheveux noirs. Elle porte une petite robe noire avec une jupe diaphane jusqu’aux chevilles.

Mademoiselle Kanza sort de l’eau avec sa vaste robe pâle gorgée d'eau  et va s’étendre sur les marches de béton qui mènent au solarium. Son père se nomme Nenkanzar et il pose la base d’une pyramide de verre sur sa poitrine. Le prisme et remplit d’huile noire et n’a pas de fond. Le liquide se répand sur sa poitrine en glissant mollement le long des parois du récipient. La demoiselle prend une flûte de champagne, mais avant de le boire, elle remarque que le liquide fume et pétille dans la coupe, comme s’il brulait. Elle le donne à sa servante qui en boit et jette le reste dans la piscine. Trop tard, la jeune fille se précipite pour tenter de récupérer le liquide et le verse dans un petit récipient de pyrex qui ressemble à une baignoire sur pattes. Mais l'acide continue à brûler. Il gruge les parois de verre et s’évapore rapidement.

La Kanza n’aura pas le temps d’aller chercher la police pour qu’ils analysent le liquide.  Nenkanzar parle avec la servante. Il connait la nature du poison qu’elle a voulu faire absorber à sa fille. C’est du Zanza. C’est pour cela que la servante a bu le poison et tenté de faire disparaître le reste. Elle y est immunisée. Mais le père connait très bien cette toxine et la servante le sait. Il en a beaucoup bu car on a tenté de l’empoisonner. Depuis ce temps, il est tout blanc cadavérique et ses sourcils sont gigantesques. Il ne peut plus boire d’eau, que du café.

Et il n’y a plus d’eau de toute façon. Quand il pleut, ce sont des petites fleurs blanches de café qui tombent du ciel. La mer immobile forme des nuages d’écume doux et solides qui tiennent tout seul. On peut y toucher, on peut même marcher dessus. On dirait la pâte molle et grasse à l’intérieur d’un croissant cuit. Le père fait flotter sa fille sur l’eau de la mer et la servante est horrifiée car Nenkanzar a changé le nom de sa fille pour qu’elle ne soit plus sensible au poison. Maintenant, elle se nomme Arielle. 

dimanche 2 décembre 2012

Rêve de comment j’ai tué mon rhume



Je suis au stade olympique, à l’extérieur il ya des grands bassins d’eau turquoise laiteuse et plein d’algues rouges. Je plonge dedans, je ne sais pas pourquoi mais il le faut. Des avions nous survolent et parachutent des grosses caisses vertes dans lesquelles il y a des super-héros. Ils viennent me chercher dans la piscine, bien que je sache très bien nager et que je n’aie pas vraiment besoin de leur aide. Ils disent que je suis faible et m’aident à remonter l’échelle, qui est très haute, car le trou est enfoncé dans la terre par delà deux ou trois étages du stationnement souterrain.

Je vois une amie qui promène sa petite fille de 2 ans en poussette. Son enfant a les cheveux verts et bleus. Je me demande quelle sorte de mère pourrait teindre les cheveux de sa fille si jeune. Mais c’est peut-être naturel, comme moi mes cheveux verts. C’est un super-héros elle aussi.

La fillette est amie avec un gros serpent qui est comme le ver des sables à la fin du film Beetlejuice. Mais je sais que le monstre veut la manger et elle ne m’écoute pas. Il l’envoie visiter son terrier et pour y entrer la petite fille doit s’enrouler en spirale tellement serrée qu’on entend ses os craquer. Pendant ce temps le serpent va pondre un œuf dans mon sac. Je voudrais tuer les serpents dans l’œuf avant qu’il n’éclose mais je ne peux pas et les serpents se multiplient, il y en a des centaines qui sortent d’un seul œuf. Mon copain dit que le serpent sera vulnérable durant sa lactation, quand il nourrira sa progéniture. 

Le reptile se transforme en blaireau et je veux l’enfermer dans la maison mais la fenêtre de la porte est ouverte et la bête commence à ronger la moustiquaire pour pouvoir sortir. On ne peut  refermer la fenêtre que de l'intérieur, je dois donc ouvrir la porte pour le faire. Le mustélidé me mord la main au travers la fenêtre et ne veut pas lâcher prise. Je sais que ça fait très mal mais je ne bouge pas. Mon ami n’a qu’une paire de petits ciseaux recourbés pour tailler les ongles et il commence à découper la mâchoire du blaireau pour me libérer. La bête retombe dans la maison. Il ne reste que les dents de devant et un bout de mâchoire attaché sur ma main. Je m’en défais facilement car ils n’ont plus de force. Bien que neutralisé, le blaireau est encore vivant mais il ne bouge plus. Je peux ouvrir la porte pour baisser la vitre de la fenêtre à guillotine et ensuite refermer le battant.

dimanche 11 novembre 2012

Jacques Cartier – Découvreur du Saint-Laurent

Éditions de l’Isatis
de Alain Raimbault
couverture de Sybiline
illustré par Adeline
ISBN : 978-2-923234-84-7

Voici quelques images pour illustrer l’intérieur du livre.












Sam 17 nov       11h - 12h
Dim 18 nov        11h - 12h

Et n’oubliez pas que, simultanément, je serai à Expozine. Du moins, pour ma présence physique, il faudra attendre jusqu’à 14h-15h.

mardi 14 août 2012

Belle rive




Je suis sur le bord d’une île. C’est l’été et il fait un soleil éclatant. Les arbres ont leurs racines dans l’eau. Plein d’enfants m’accompagnent dans une chasse aux papillons.
Nous en cherchons un dont les ailes seraient du plus beau bleu possible. Nous en avons déjà trouvé un avec les ailes irisées mais quelqu’un les a touchées avec ses doigts et elles sont toutes fripées. On dirait qu’elles sont mortes et qu’elles vont tomber.
Il y a d’autres papillons aux ailes argentées mais ce n’est pas ce que je cherche. Leur teinte de bleu est trop falote. 

lundi 13 février 2012

Les gourmets



Je traverse le fleuve Amazone à pieds, en marchant dans l’eau, avec un groupe d’aventuriers dans le but d’y construire des ponts. Mon nom est Katherine. Je suis vêtue d’une chemise blanche et d’une grande jupe brune que je porte troussée au dessus des genoux avec des bottes de cuir, le tout à la mode de la fin du 19ième siècle et très sale.

Nous devons trancher toutes les branches des arbres et les lianes qui passent au dessus de l’eau. Comme les lézards et certains serpents ne peuvent plus traverser, les hommes doivent leur faire une passerelle au dessus de l’eau en se tenant par les mains, les bras en croix. Certains lézards leur fouettent le visage avec la queue par dépit.

Chemin faisant, nous remarquons qu’un gigantesque anaconda nous suit sur l’eau en flottant dans un tronc creux. Il est attiré par mon bracelet en peau de serpent car l’un des hommes remarque que c’est exactement le même motif d’écailles sur sa peau. Un aventurier m’injecte l'anti-venin en me disant de fuir pour attirer le serpent loin d’eux. Le serpent finit par me rejoindre et, avec sa gueule, mord mon bracelet pour le retirer doucement de ma main gauche. Il me poursuit ensuite quelques temps juste pour me faire peur mais je le perds quand le fleuve me porte jusque dans un grand lac d’eau claire où je peux me baigner.

J’appelle les autres membres de l’expédition pour qu’ils viennent me rejoindre car c’est sans danger. Ici le fleuve se divise en plusieurs embranchements et notre équipe devra se séparer pour les explorer. Les deux plus jeunes garçons se partagent la voûte étoilée où ils se construisent des maisons imaginaires le soir, quand nous veillons auprès du feu.

Un de nos hommes va en éclaireur dans un bras du fleuve. Il trouve des pirogues échouées avec des cadavres d’hommes blancs. Des squelettes de pygmée avec la tête trépanée (comme les crânes votifs de la préhistoire) sont en train de dévorer les corps. Ils appartiennent à la tribu des gourmets dont on entend justement la chanson :

« Les gourmets sont des hommes qui mangent les vieux
Quand on est malade
Quand on est au lit
Et qu’on ne veut plus rien faire
Les gourmets viennent nous manger. »

mercredi 7 décembre 2011

Un portepluie



C’est pour supporter la pluie et éviter qu’elle ne tombe.
Car on déteste l’eau qui tombe.
Mais sinon, d’ordinaire, on aime bien.

mercredi 30 novembre 2011

Masques d’homme-grenouille (2)

Et voici la suite de ma première production.
Merci au Monde du Silence qui me fournit les matériaux de base.
Elles seront à notre Mini-salon des créateurs de Noël.











vendredi 18 novembre 2011

Ce que l’eau fera de moi



J’ai gâché ce dessin, malheureusement. Il a prit l’eau.

On me demandait quelle morale en tirer et j’ai dit :
« Ah! Vanité! Tout n’est que vanité! »

Car si j’avais mon cahier d’esquisse avec moi ce jour-là, c’était dans l’intention de ne pas me prendre pour de la marde (comme qu’on dit par ici).

On m’a répondu que j’aurais simplement dû mieux protéger mes dessins de la pluie.

J’en ai tiré une autre morale :
Ne jamais se faire à soi-même ce qu’on ne ferait pas à l’autre…

Ou plutôt :
Ne pas se punir des mauvaises intentions qu’on ne nous prête même pas.

lundi 7 novembre 2011

Masques d’homme-grenouille



Oui, je sais, je fais des choses bizarres. Ma dernière idée en date? Faire des masques en récupérant des vieilles palmes tout justes bonnes pour la poubelle. Merci au Monde du silence qui contribue à mon œuvre en me fournissant leur matériel inutilisable.

dimanche 23 octobre 2011

lundi 10 octobre 2011

La clé de l’abîme



José Carlos Somoza
ACTES SUD, 2009
ISBN 978-2-7609-2932-6

P. 251 : « La Vérité sait tout.
Il n’est pas difficile de tout savoir : cela consiste à ne pas se soucier de ce que l’on ignore. »

P.356 : « La Vérité n’existe pas et, si elle existe, elle ne possède pas les pouvoirs que nous lui prêtons… »

L’auteur aime jouer avec la réalité et lui donner la forme d’une question.
La Vérité de cet univers et notre minuscule vérité réelle ne semblent pas correspondre.
Et s’il en était ainsi? Serait-il possible de modeler le monde à notre image?
Je veux le croire.
C’est mon idéal et ma Vérité.

lundi 18 juillet 2011

Les végétaux de la quatrième dimension



Si on réduisait le temps à une dimension d’espace, la vie d’un homme ressemblerait à une plante.

lundi 27 juin 2011

Le rival des Khans



Les celtes viennent nous attaquer mais ils se sont trompés de lieu et d’époque car ils nous prennent pour des Mongols. Leur monde n’est pas notre passé car ils proviennent d’un univers parallèle et comme ils ont besoin de femmes pour le coloniser, ils nous enlèvent toute les deux (moi et la cosméticienne de la pharmacie). Ils en profitent aussi pour aller se magasiner du linge d’hiver en été.

Ensuite nous allons les rejoindre dans leur univers et c’est une grande forêt verdoyante. Leur chef m’aime bien et semble très sympathique. Il cueille une Vesse-de-loup géante pour nous la faire déguster. Ça m’ennui un peu car j’ai surtout soif mais finalement le champignon me désaltère aussi.

Leur domaine est situé à l’intérieur d’un grand cratère stérile et balisé par un rempart de marteaux au moins deux fois plus grand qu’un homme. Je dois leur montre comment attirer la foudre sur les marteaux.

Le repas se prend dehors, le soir et ils sont étonnés de me voir porter une fourchette à ma bouche. Eux ne l’utilisent que pour mettre des piments bleus ou des betteraves dans leur assiette. Ils se servent d’un céleri comme cuillère pour manger leur riz brun.

Ils font la trêve avec les Khan (les Tatars), le temps de la projection. Ça ennui vraiment le chef Tatar que les celtes laissent leur femmes, dont moi, assister au spectacle. Et il ne cesse de me bloquer la vue de l’écran. C’est une image qui flotte dans le ciel étoilée et qui raconte l’histoire de ma capture.

Le chien veut que je le suive en haut du cratère. En regardant de l’autre côté, je vois un marécage à perte de vue avec des gens qui errent dedans. Le remblai empêche les gens d'entrer et le marais de se répandre jusqu'au domaine.

Quand j’en parle au chef il me dit que c’est normal et m’invite à danser La Esméralda.

jeudi 5 mai 2011

Poisson- pétrole



Avec de l’encre de calmar.
Exposé à l’USINE 106U (160 Roy est, Montréal) en mai.

Et le rêve que l’a inspiré :

Je veux montrer à mon copain le film d’une amie qui fait du Bharata natyam.
Elles exécutent des figures de groupe entièrement recouvertes d’un liquide visqueux et noir, comme de l’encre de chine ou du pétrole; afin d’imiter des statuettes d’ébène aux ornements dorés.
Les danseuses tournent en équilibre les unes sur les autres dans les airs pour retirent le liquide qui les enduit, ainsi que leurs vêtements jusqu’à ce qu’elles soient presque nues. L’une des chorégraphes, en se roulant sur ses partenaires, ramasse toutes les hardes souillée dont on la ligote comme une momie. Elle s’alourdit tellement qu’elle ne peut plus bouger et tombe à plat ventre sur le sol.