samedi 21 mai 2016

JOSEPH BROUSSARD dit Beausoleil


Malécites

Voici quelques illustrations d'intérieur pour:
JOSEPH BROUSSARD dit Beausoleil – Résistant acadien
Par Alain Raimbault
Aux Éditions de l'Isatis dans la collection Bonjour l'histoire
ISBN :
978-2-924309-70-4


Résistance

Halifax

Corsaire

Fuite

Hiver

Louisiane

jeudi 12 mai 2016

Pierre-Esprit Radisson

Iroquois, hiver

Voici quelques illustrations d'intérieur pour:
Pierre-Esprit Radisson - L'aventurier aux cent visages

Par Manon Plouffe
Aux Éditions de l'Isatis dans la collection Bonjour l'histoire
ISBN : 978-2-924309-72-8


Radisson pisteur

Canot sur le lac Ontario

Corsaire Hollandais

Banquises

Radisson turncoat
Finale

 

jeudi 5 mai 2016

La machine méchante



On demeure dans un très grand dortoir situé à l'intérieur d'un gratte-ciel gigantesque.L'escalier prend toute la place dans l'immeuble et il y a une cellule avec un lit à chaque étage. C'est tout un petit monde. 

Et moi je suis en retard à mes cours de CSST. J'en ai d'ailleurs manqué plusieurs. Ça va me coûter cher donc je décide d'aller me cacher derrière la boucherie, dans le quai de débarquement. Je dois me réfugier derrière la porte car ils ne veulent pas que je soit là. 

C'est dangereux car il font entrer par la porte du doc une machine minière grosse comme une pelle mécanique en forme de main articulée. Elle a tué un homme et elle est couverte de sang. Le boucher la démonte un doigt à la fois. Chaque doigts est plus grand que lui. Quand il les enlève ils se détendent et risquent de blesser ou tuer quelqu'un car ils sont plein de ressorts, d'engrenages et de lame de scies radiales. Le sang tombe par terre et imprègne le sol comme si c'était de la mousse. Les taches grossissent et se déplacent, il y en a jusqu'au plafond. Il ne faut pas que le sang nous touche, nous fuyons jusque dans nos chambres, plusieurs étages plus hauts. 

Mais la tache imprègne le béton et monte jusqu'à nous. Elle touche notre voisin, qui était déjà un peu idiot au départ; un gros bonhomme aux cheveux en filasses. Il devient méchant et féroce comme un zombie. Il nous poursuit. Je choisis mon toutou de loup noir pour me donner du courage et je me sauve en montant les étages jusqu'en haut de la tour. J'arrive jusqu'au dernier étage où habite un gars roux vêtu d'une combinaison jaune. 

Je lui demande s'il a dans sa chambre une porte qui mène vers l'extérieur. Il me montre la porte en rajoutant que je ne voudrais pas passer par là. Au travers la fenêtre je vois les cheminées multicolore sur le toit du gratte-ciel incroyablement haut et où il souffre un vent violent capable de m'arracher du sol aussitôt. Mais je sais que je suis dans un rêve donc je peux passer par là et je prend le garçon jaune par la main pour l'amener avec moi parce que je me dis que le gros zombie qui me poursuit va l'attaquer sinon. 

Nous volons autour de la bâtisse et nous voyons qu'au sol il y a une ville magnifique aux couleurs vives qui fait un vif contraste d'avec le bloc de béton poussiéreux et terne que je viens de quitter. 

Je me dis que je veux voir des belles choses reposantes qui vont me calmer et faire en sorte que je ne me réveille pas terrifiée de ce cauchemar. Je vogue toujours au dessus de la ville joyeuse qui s'étend en rosaces de petits points roses entouré de feuilles et de plein de jolies formes. Quand j’atterris, la ville devient un jardin et ensuite un forêt à lumières d'or où des femmes aux coiffes majestueuses de cheveux bleus nuit et panaches de cerf se promènent avec un corps de paon aux plumes irisées. D'autres Maries Poppins en robes pâles fleuries de couleurs tendres dansent ensembles avec leurs crinolines qui font des motifs de flocons tourbillonnants comme dans les animations de «bagatelles » pour les enfants communistes Russes. Et cela m'amène jusque dans une belle maison typiquement japonaise avec plein de Geisha. Elles vont m'habiller comme elle. Je choisis parmi des monticules de kimonos de soie mordorée, un qui est noir à capuchon avec des broderies bleue et vertes et en dessous un autre vert amande. Elles me disent qu'elles l'avaient repassé plus tôt aujourd'hui pour qu'un homme le porte et donc elles lui avaient fait des plis plus coupant et la forme d'une poitrine. On me baigne dans un grand bassin de céramique bleu pour me peigner les cheveux sous l'eau.

Je suis de retour au dortoir avec l'autre fou. Mais il dit que ça va mieux maintenant. Et il a effectivement l'air un peu moins idiot. Il est correct et c'est juste après un épisode de diarrhée qu'il redevient fou, car ça lui fait mal. Il dit ça en sortant des toilettes. Alors j'ai peur et je me sauve aussitôt. Mais je ne monte pas les escaliers par les marche cette fois-ci (j't'écoeurée là). Je saute en hauteur pour franchir plusieurs paliers à la fois. J'arrive jusqu'à un gars qui reste dans un plus gros paliers que les autres. Il vit avec plein de petits chiots. Il les aime ses petits chiots mais il est triste à la fois car ils finissent toujours par se jeter dans le vide pour fatalement se tuer car ici on est à plusieurs dizaines d'étages de haut. Il dit qu'à l'avenir il prendra des chats car il a l'impression que les chats ne feront pas ça.

samedi 23 avril 2016

C'est dommage pour eux mais j'espère que oui.


La petite Martine et ses amis vivent dans la rue. Ils n’ont nulle part où aller, pas de maison ni de famille où rester. Ils se ramassent dans un entrepôt tellement grand qu’ils s’y construisent une maison et personne ne s’en aperçoit. 

Ils sont installés dans un racoin entre des poutres de bétons et ils s’élèvent des murs avec des palettes remplis de bouteilles de boisson gazeuses vides. Ils trient tous leurs contenants de plastique par couleurs. Ils se disent que ça serait mieux de faire les murs avec des contenants vides plutôt que plein. Alors ils passent leurs journées à boire des boissons gazeuses et ils deviennent tous obèses. 

Mais un jour les murs s’effondrent et le concierge les découvre. Pour rembourses les friandises qu’ils ont dévorées, ils doivent travailler sans relâche dans l’entrepôt, jusqu’à redevenir mince comme avant. Mais l’histoire ne dit pas si, après avoir remboursé leurs dépenses, ils vont continuer à travailler. C’est dommage pour eux, mais j’espère que oui.

samedi 9 avril 2016

La tête punch robot scalène

Il avance jour et nuit dans le désert sur son landspeeder. C'est tout ce qui reste du monde, le désert, il n’y a plus rien qui pousse, aucune vie sauvage. Seulement notre petit village et le monde des robots. Il avance dans un monde dévasté. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il doit toujours aller vers l’est. Son seul guide est le mouvement du soleil, il n’y a pas de boussole. Le soleil est toujours au même niveau au dessus de l’horizon. Il ne descend que le soir, quand il fait déjà nuit. 

Il finit par arriver jusqu’à une ville-usine gigantesque en forme de vaisseau sanguin au milieu du sable. Le maître de la ville est une tête robot qui flotte dans le ciel. Une tête de métal rouillée, ronde et vide d’expression comme un masque. La tête lui dit que son peuple entier est mécanique et électrique mais qu'à chaque génération il se crée un élément organique qui perturbe le fonctionnement de ses robots. Des fois, les dommages son minimes mais parfois l’être vivant corrompt une grande partie de la ville. 

Il faut savoir que ce peuple mécanique est notre plus cruel ennemi. La tête mécanique robot se transforme et prend soudainement un air presqu’humain, suppliant et chaleureux. Il explique que quand les troubles sont grands, il est vraiment très reconnaissant de l’aide que nous pouvons leur accorder. C’est le seul moment de trêve qui existe entre nos deux peuples et je soupçonne que c’est la seule raison pour laquelle les robots ne nous exterminent pas complètement. Car, de temps en temps, ils ont encore besoin de nous. Je me demande quelle est la nature de l’être organique que je vais trouver et ramener chez moi. Cela change à chaque génération, plante, animal, humain…?

vendredi 1 avril 2016

L'homme escargot géant

Je vais voir mon ami dans un autre pays et nous dormons ensemble mais je ne parviens pas à trouver le sommeil, c’est sans doute le décalage horaire. Une lampe au plafond siffle d’un air menaçant comme si une valve laissait échapper de la pression avant d’exploser. C’est sûrement le gaz qui l’alimente et ça m’inquiète. Le plafond est très très haut et rouge avec des cloisons dorées. Mon ami me pointe la lumière, qui est une lampe à l’huile, en me disant qu’elle est en diamant.

 Il est malade, et il se sent très mal. Je ne sais pas ce qu’il a mais il est comme fou, rejeté et immensément seul. Il est tellement malheureux qu’il se transforme en mousse de polystyrène extrudé bleue, et ses organes sont rangés tous pêlemêle dans un coin. Il devient un bloc de styromousse. Je me blottie contre lui et je le serre tout contre moi avant de m’endormir, pour montrer à mon ami que je l’aime quelle que soit sa forme. Il commence à pleurer du solvant minéral qui le dissout et le creuse jusqu'à lui ramener forme humaine.

                                              Cette nuit-là j’ai fait un autre rêve
On va voler de l’argent dans un laboratoire expérimental de mutants. On défonce les murs avec beaucoup de difficulté sans se rendre compte que c’était la paroi du coffre fort. Donc chacun de nous prend un peu d’argent, pas plus que ce qui est nécessaire. On doit faire vite et se sauver car le médecin en chef nous a trouvé et vient nous attaquer. 

C’est un mutant. C'est l’homme escargot. Il se transforme en escargot géant. Il rentre en entier dans sa coquille et roule sur nous pour nous écraser.

On va camper dans la forêt. Et Brad Pitt est cerné par la police sur le bord du fleuve. Il met les agents au défi de le poursuivre et de lui tirer dessus s’il saute dans le fleuve et nage vraiment très loin sous l’eau avant de refaire surface. Finalement il détache le quai flottant et se laisse dériver. Les policiers se disent qu’ils se sont encore fait avoir.

samedi 5 mars 2016

Ma théorie sur la mort d'Edgar Allan Poe

Hypnos et Thanatos, encre et gouache, chaque dessin fait 3"x4" (encadré 8"x5") , dec2015
Voici la version encadrée

Je suis la dernière personne à avoir vue Edgar Allan Poe vivant. Poe est en monocycle dans la forêt, il est saoul et je ne suis pas très loin derrière lui, en vélo. C’est l’hiver, il pleut, la rue est moche, on ne voit rien et il fait froid. Un ours malade est à mes trousses. Poe fait un face à face avec une voiture dans un virage, il meurt sur le coup et moi j’attrape la grippe de l’ours.

Un peu plus tard, je suis vêtue comme une dame de l’époque victorienne, style edwardien, et je vais demander un verre de cognac à la fenêtre d’un bistrot anglais. Ce qui s’appelle «faire le Poe toaster». Je suis là pour écrire mon histoire sur la mort d’Edgar Allan Poe et la publier. Le propriétaire du bistrot pense que je suis une usurpatrice alors que je tente de le convaincre d'avoir bel et bien été la dernière personne a voir Edgar Allan Poe vivant. 

Je lui raconte que l'écrivain n'est peut-être pas mort. On aurait fait croire à sa mort. Dans le fond, le Poe toaster, c’est Poe lui-même qui va prendre une rasade sur sa propre tombe. Mais des gens avaient intérêt à sa disparition car il déchiffrait des messages codés dans les journaux. Et dans le fond, durant son agonie, il ne disait pas "Reynolds" mais “Renole”, qui est l’anagramme de Lenore. Le propriétaire du bar commence à me croire et constate que je viens véritablement du passé. Notamment parce que je ne sais absolument pas comment me servir d’un téléphone et que j’ai de la vieille monnaie.