dimanche 15 juillet 2012
dimanche 8 juillet 2012
Les gros chats mangent des carottes
La fille mécanique est une petite humaine de la nouvelle génération. Son corps est comme un gros moniteur d’ordinateur et elle chasse les pirates informatiques en remontant à la source de leurs virus. Sa mère lui a donné naissance dans une piscine, après avoir été visité par la lumière des toiles de la nativité d’El Greco.
Maintenant, les humains sont tous minuscules car c’est plus économe pour les ressources naturelles. Il reste encore de grands humains comme nous mais ils sont vieux et c’est rare. Ils sont quand même utiles, parfois.
Une dame dans un vaisseau spatial dresse des gros chats persans de toutes les couleurs et à carreaux. Elle leur montre à sauter par-dessus une baguette en leur donnant des carottes. Et moi aussi je mange des carottes alors les gros chats sautent tout autour de moi.
dimanche 1 juillet 2012
Carci Shnibale
-(Le système carcéral des cannibales)-

Il y a un prince transformé en chauve-souris qui entre dans un restaurant. Il demande un steak de lion et ça fait fuir tous les clients.
On va souper et dormir chez des amis. Ils ont libéré tout l’étage au dessus de leur logement. Il n’y a plus rien, même pas de mur ni de meuble. Il y a seulement une portion de plancher qui se soulève là où c’est pourri.
Durant la nuit, ils me réveillent, terrorisé par ce qu’on peut apercevoir par la fenêtre. Je vais voir et cela me fait peur à moi aussi. C’est un gigantesque nuage de cendre qui recouvre une partie du ciel et qui semble provenir du sol, comme une irruption volcanique. En son centre, il est vraiment sombre. Nous savons que c’est provoqué par l’atterrissage d’un vaisseau extra-terrestre car il y a d’autres signes. Juste devant la fenêtre, un oiseau est suspendu dans l’air, la tête vers le bas, les ailes déployé. Il lévite, immobile. Il est mort.
Des soldats de l’armé passent devant chez nous. Les bâtons qu’ils portent sur leurs épaules sont attirés par le nuage. Je sais ce que tout cela signifie. Il arrive que les oiseaux soient frappés par le champ de force étrange qui émane des navettes spatiales. Le même phénomène est aussi responsable du rayonnement qui attire certains objets. Je pose des questions aux soldats pour en savoir plus sur les visiteurs de l’autre monde. Trop de questions.
Le lendemain, une dame vient me voir pour me dire que je n’aurais pas dû savoir tout cela. Que les extra-terrestres désirent rester discrets et éviter que l’on reconnaisse les signes qui permettent de détecter leur présence. Mais je montre ma bibliothèque à la dame, où l’on trouve des livres d’alchimie, de physique quantique, de mathématique du chaos, théorie des cordes, dictionnaire des symboles et de mythologie, des contes, un Larousse médical de 1950, des livres d’arts de toutes sortes et, surtout, de la science fiction. Donc la dame cesse de s’en faire à mon propos.
Les extra-terrestres ont aussi perturbés le trafic aérien qui est très intense dans la région et un avion est tombé dans le lac juste en face de nous. Nous allons aider les gens à sortir de là. Sur la plage, il y a une foule qui manifeste à cause des avions et de l'occupation militaires. Une projection de soucoupe volante plane au-dessus de leur tête. Un gars déguisé en extra-terrestre typique (le visage vert et les gros yeux en amande) et habillé comme un policier fait son numéro. Il est présent à toutes les manifs, un peu comme Anonymous et Anarchopanda.
On va prendre le métro et une dame annonce dans le haut-parleur qu’il y a une panne sur la ligne verte. Et elle rajoute : « profitez-en pour aller prendre un bon bol d’air dans les espaces prévus à cet effet.» On s’éloigne un peu des rails de métro et je découvre une bibliothèque réservée aux usagers du métro. Sauf qu’ils n’offrent que des livres du domaine public et ce ne sont que des photocopies noir et blanc. Car grâce à la loi C-11, quiconque veut reproduire un document peut maintenant le faire sans payer de redevance de droits d’auteurs. Donc, à chaque fois que ces copies frauduleuses sont empruntées, l’auteur (et l’illustrateur) ne touchent absolument rien.
Je suis triste et profondément dégoûté par toute cette histoire, du début à la fin. Et je suis surtout frustrée par mon impuissance.
Il y a un prince transformé en chauve-souris qui entre dans un restaurant. Il demande un steak de lion et ça fait fuir tous les clients.
On va souper et dormir chez des amis. Ils ont libéré tout l’étage au dessus de leur logement. Il n’y a plus rien, même pas de mur ni de meuble. Il y a seulement une portion de plancher qui se soulève là où c’est pourri.
Durant la nuit, ils me réveillent, terrorisé par ce qu’on peut apercevoir par la fenêtre. Je vais voir et cela me fait peur à moi aussi. C’est un gigantesque nuage de cendre qui recouvre une partie du ciel et qui semble provenir du sol, comme une irruption volcanique. En son centre, il est vraiment sombre. Nous savons que c’est provoqué par l’atterrissage d’un vaisseau extra-terrestre car il y a d’autres signes. Juste devant la fenêtre, un oiseau est suspendu dans l’air, la tête vers le bas, les ailes déployé. Il lévite, immobile. Il est mort.
Des soldats de l’armé passent devant chez nous. Les bâtons qu’ils portent sur leurs épaules sont attirés par le nuage. Je sais ce que tout cela signifie. Il arrive que les oiseaux soient frappés par le champ de force étrange qui émane des navettes spatiales. Le même phénomène est aussi responsable du rayonnement qui attire certains objets. Je pose des questions aux soldats pour en savoir plus sur les visiteurs de l’autre monde. Trop de questions.
Le lendemain, une dame vient me voir pour me dire que je n’aurais pas dû savoir tout cela. Que les extra-terrestres désirent rester discrets et éviter que l’on reconnaisse les signes qui permettent de détecter leur présence. Mais je montre ma bibliothèque à la dame, où l’on trouve des livres d’alchimie, de physique quantique, de mathématique du chaos, théorie des cordes, dictionnaire des symboles et de mythologie, des contes, un Larousse médical de 1950, des livres d’arts de toutes sortes et, surtout, de la science fiction. Donc la dame cesse de s’en faire à mon propos.
Les extra-terrestres ont aussi perturbés le trafic aérien qui est très intense dans la région et un avion est tombé dans le lac juste en face de nous. Nous allons aider les gens à sortir de là. Sur la plage, il y a une foule qui manifeste à cause des avions et de l'occupation militaires. Une projection de soucoupe volante plane au-dessus de leur tête. Un gars déguisé en extra-terrestre typique (le visage vert et les gros yeux en amande) et habillé comme un policier fait son numéro. Il est présent à toutes les manifs, un peu comme Anonymous et Anarchopanda.
On va prendre le métro et une dame annonce dans le haut-parleur qu’il y a une panne sur la ligne verte. Et elle rajoute : « profitez-en pour aller prendre un bon bol d’air dans les espaces prévus à cet effet.» On s’éloigne un peu des rails de métro et je découvre une bibliothèque réservée aux usagers du métro. Sauf qu’ils n’offrent que des livres du domaine public et ce ne sont que des photocopies noir et blanc. Car grâce à la loi C-11, quiconque veut reproduire un document peut maintenant le faire sans payer de redevance de droits d’auteurs. Donc, à chaque fois que ces copies frauduleuses sont empruntées, l’auteur (et l’illustrateur) ne touchent absolument rien.
Je suis triste et profondément dégoûté par toute cette histoire, du début à la fin. Et je suis surtout frustrée par mon impuissance.
dimanche 24 juin 2012
La petite fille morte aux yeux éteints
Je suis dans un chalet en bois rond avec d’autres petites filles. Le chalet est hanté par l’esprit d’une petite fille morte. Je me promène dans la maison avec une boule de Noël en forme de cage avec des anneaux de métal qui s’entrecroisent à leurs pôles. Elle contient des branches de sapin odoriférantes, des petites poupées de tissus et des grelots. Je demande à l’esprit d’agiter les clochettes une fois pour « oui » et deux fois pour « non ». L’esprit de la petite fille morte veut quelque chose et nous le cherchons pour elle avec l’aide de la boule de Noël. Mais ce n’est pas très clair. Nous avons de la difficulté à comprendre ce qu’elle dit car il vente terriblement à l’extérieur. Nous sommes sur un balcon à l’étage et nous voyons les branches des sapins noirs et terriblement hauts qui s’agitent follement dans le ciel nocturne. La galerie est emportée par le vent et nous tombons presque sur le sol.
La boule de Noël nous guide jusqu’au bar-à-tuer sous l’escalier du sous-sol dans la maison de mes parents. Là, nous trouvons enfin ce que veut la petite fille morte mais je ne parviens pas à m’en souvenir. Nous trouvons aussi les vieux patins à glace blancs de mon enfance, avec une lame dentelée. Il y a aussi mes poupées Barbie aux yeux effacés, rangées dans des chaussettes de laine sombre. Nous laissons la lumière de l’escalier allumées et personne n’ose aller l’éteindre. Je demande à ma grand-mère maternelle d’y aller et quand elle revient, la lumière est toujours allumée. Elle dit l’avoir éteinte mais ce n’est pas vrai, la lumière est toujours allumée.
Je voudrais vraiment savoir ce que la petite fille morte aux yeux éteints voulait avoir.
lundi 18 juin 2012
samedi 16 juin 2012
La rêveuse est sortie
C’est une jeune-femme vêtue d’une robe
victorienne.
À chaque nuit, la rêveuse sort marcher dans la
rue.
Quelqu’un la suit qui lui veut du mal.
Elle va voir la police.
Le soir suivant, l’inspecteur met de la drogue
dans le thé de la rêveuse.
Pour qu’elle dorme d’un sommeil sans rêve.
La rêveuse ne sort pas.
L’inspecteur attend dans la rue.
Il va suivre une dormeuse emmitouflée dans une
couette en duvet.
Mais ce n’est pas la rêveuse, c’est la
dormeuse.
La rêveuse n’est pas sortie.
On n’a jamais revu l’inspecteur ni la dormeuse
dans sa couverture.
Et la rêveuse sort toujours.
Quelqu’un la suit…
samedi 9 juin 2012
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