Il y a un métro spécial le jour de
l’Halloween. Si on prend la bonne rame et à la bonne heure, il fera un chemin
différent. C’est la seule chance qu’on a, cela ne se reproduira pas dans
l’année.
J’entre dans le bon wagon en question et le conducteur me dit qu’il va
partir dans précisément 13 minutes. Je me demande si j’ai le temps d’aller
porter mon sac de natation chez moi avant le départ. Mais j’évalue qu’il me
faudra passer au travers un autre métro pour me rendre chez moi et que j’ai peu
de chance d’y parvenir à temps. C’est trop loin et je n’en ai pas vraiment
besoin. Donc je m’assoie sur le bord d’une fenêtre et je commence à somnoler.
Je me réveille quand le métro démarre. Il avance lentement pour nous permettre
de voir les décors car il emprunte un corridor inhabituel par lequel on peut
voir un autre métro stationné fait avec des blocs lego surdimensionnés. C’est
plein de personnages en lego géants. Il y a des parodies macabres de dessins
animés, comme les 3 jumeaux avec des sombreros qui se font manger par des gros
chiens blancs.
À la première station, des zombies embarquent dans le véhicule.
Ils sont silencieux et demeurent debout. Il y a un cyclope avec un gros œil et
une tuque bleue. On dirait que ce sont des acteurs avec des masques en latex.
Un peu avant de descendre à la deuxième station, un zombie dit à l’autre :
« C’est rien ça, ici il faut faire 7 ans. Mais à l’autre, c’est 10
ans ».
Je ne parviens pas à deviner de quoi ils parlent. Mais ils sortent
et sont remplacé par une étrange foule d’écorchés et de gens difformes dont les
costumes semblent fait en coton molletonné. Un couple s’assoit sur la rangée de
bac où je suis installée, l’homme s’est placé entre sa compagne et moi. Elle a
2 petits toutous en tissus qui semblent être ses bébés. L’un est en forme de
gros œil avec des cils en feutrine et l’autre ressemble à une dent blanche, les
racines vers le haut, aux coutures noires apparentes avec un œil et un sourire.
Les deux petits bébés sont curieux et veulent s’approcher de moi. Dans le fond,
c’est la madame qui les fait bouger avec
ses mains (comme un enfant qui joue avec ses figurines). Je regarde par la
fenêtre mais dès que je me retourne vers elle, ils vont se cacher. Après
quelques répétitions de ce manège, j’ai le sentiment que je dois dire quelque
chose et je dis : « Sont cutes! » La femme semble mécontente et
elle cache ses peluches avec un air renfrogné. Je me demande si je n’aurais pas
plutôt dû dire : « Ils sont affreux! ». Celui que je crois
être son mari, et qui est assis à côté de moi, commence à me parler et à me
poser des questions très personnelles. Il me demande : « Êtes-vous
mariée? »
Je lui réponds : « Non, pas
exactement. » Il me dit que, si je
voulais me marier, il aimerait être celui qui me conduira à l’autel… malaise… et
il flatte mon ventre.
C’est la troisième station et, juste avant de
descendre, il enlève sa cagoule. Sous son visage d’écorché, on peut voir que
c’est un zombie.
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