lundi 18 août 2008

L’inuk secret

Comme tout criminel retournant sur les lieux de son délit, je suis allé voir ce qu'il était advenu de cette petite mare printanière.

Et voilà ce que j'ai trouvé:


Non pas un Inukshuk, mais un cercle composé de 16 d'entre eux.
Devant une telle oeuvre, je n'ai évidemment pas pu me retenir d'y apporter ma contribution. J'ai tracé le plus petit cercle central ainsi que quatre rayons. J'y suis revenue quelques jours plus tard pour en rajouter 4 autres.

Cette journée là il pleuvait. Dès que les gouttes ont cessé de tomber, j'y suis allé faire un tour. C'était superbe, mon dessin ne lui rend pas justice. À l’abri dans le bosquet d'arbres, je ne me suis aperçue de rien quand la pluie a recommencé. À ma sortie, pour m'accueillir, le ciel s'était revêtu de deux arcs-en-ciel.

samedi 16 août 2008

Briac et l’écrit vif

Ces temps-ci, je me sens un peu comme Briac lorsque son bras est recouvert de brûlures et qu’elle a perdu ses pouvoirs.
À force de trop dessiner, je me suis blessé le bras droit et je ne peux plus rien faire. Ce qu’on appelle une épicondylite.
Nos mentors nous disent qu’on crée bien à partir de ce qu’on connaît bien. Mais ils oublient de rajouter qu’à force d’écrire ce qu’on vit, on finit par vivre ce qu’on écrit.

Allylthéa montrant à Briac une image de l’arbre de non-vie. Un croquis pour Chimeris -Vaar- : Maléïrikur.


Mais ce n’est pas si grave. Je crois que j’ai eu la sagesse de m’arrêter au bon moment. En recommençant tranquillement (pas plus d’une heure ou deux de dessin par jour), je n’aurai aucune difficulté à remplir mes commandes.
Sauf qu’à partir de maintenant je serai égoïste de mon travail, quand je vois ce que ça me coûte d’être généreuse. C’est un prix trop lourd à payer et c’est injuste puisque je le paye toute seule.
C’est sans aucun doute dû au fait que j’ai décidé de changer ma posture de travail, qui m’entretenait un peu trop la scoliose à mon goût.
Il ne devrait pas y avoir de ralentissement sur ce blog car j’ai au moins une centaine d’images en banque.
En attendant j’écris. J’écris sur mon blog et j’ai terminé le scénario de la suite de Chimeris -Sirus-. Donc en primeur, au moins les titres de la suite (en deux tomes de 60 planches).
Chimeris -Vaar- (tome 1) : Salammasca
Chimeris -Vaar- (tome 2) : Maléïrikur

Vous pouvez maintenant acheter mes bds sur internet chez Le Pressier (la librairie internet qui aime les zines).
Bonne lecture!

vendredi 15 août 2008

Nom de n’importe quoi!

Les vacances sont toujours trop courtes.
À notre retour de Bonaventure on a décidé de s’arrêter au parc national de Miguasha pour aller voir les fossiles.
En me perdant dans le musée j’ai été terrifié par les mâchoires de cette gigantesque tête d’Arthrodire (c’est un moulage en fait). Un poisson préhistorique d’environ 6 à 7 mètre qu’on aura repêché sur place, directement de l’époque du Devonien.
Et ensuite j’avais plusieurs heures de voitures à meubler jusqu’à Rimouski où j’ai laissé mon crayon délirer.


J’aime beaucoup les noms des localités en Gaspésie : Gescapégiag, Restigouche (Listuguj), Matapédia, Cascapédia, Escuminac…
En fait, Bonaventure c’est le meilleur lieu de vacance pour une cartomancienne (!!!).

Quand on arrive à Bic, ça devient franchement romantique : La Baie du Ah!Ah!, l’Anse à Mouille-Cul, l’île du Massacre…

Je me demande pourquoi « Bic »?
C’est peut-être Jacques Cartier qui voulait dire « Pic », mais il avait bu trop de rhum. Ou alors il voulait écrire que c’est « Beau en Criss » dans le coin mais il n’y avait pas assez de place sur sa carte donc il a mit : B.E.C. Et c’était illisible alors c'est devenu B.I.C. … et finalement ça a évolué en « Bic ».
Euh… n’importe quoi.

jeudi 14 août 2008

La petite nageuse

J’ai beaucoup regretté de n’avoir passé qu’un seul jour sur la plage de Bonaventure.
La mer était superbe. Peut-être un peu grise et froide, mais ce n’est imputable qu’à l’été Québécois qui fut un brin morose cet année.

Tout le monde sait que j’ai une conception un peu étrange de la mode vestimentaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’aime coudre. Mais je trouve que je ne méritais pas de me faire apostropher par une dame campeuse qui trouvait que j’étais attifée pour l’Halloween au mois d’août.

Ça ne m’aura pas empêché de sauter dans mon bikini et mes palmes pour aller me baigner. Sauf qu’un ami m’a dit de me méfier des raies de mer, car paraîtrait-il qu’une de ses copines se serait fait « fouetter » par l’une d’elle, ce qui est loin d’être agréable. D’autant plus que j’avais vu des méduses voguer aux grés des vagues. Mais le maître-nageur m’a simplement avertit de me méfier des requins.

Euh....
J’ai tenté d’oublier tout cela et de ne pas m’emmêler dans les algues.
Et j’ai eu tellement de plaisir à affronter les vagues que je suis demeurée assez longtemps dans l’eau pour qu’on me remarque. Car quand je suis enfin sortit, j’ai entendue une dame qui parlait de moi à sa fille en ces termes : « Regarde la petite nageuse comme elle est belle! »



L’an prochain, quand on retournera en Gaspésie, je voudrais qu’on campe au moins une semaine dans la Baie des Chaleurs pour que je puisse m’y baigner tous les jours.

mercredi 13 août 2008

Ce que l’eau m’a donné

Les gorges de l’île de Vaar ont maudit mon nom en hurlant.
J’ai cherché jusqu’en enfer pour le retrouver.
C’est le dessin qu’ébauche mes veines.

J’attendais encore le retour de mes copains quand je me suis vue ainsi, toute petite, nue et seule. J’avais froid, jusqu’à ce que je sente les pattes chaudes de mon ami qui me couvrait d’une peau de loup. Je suis devenue comme lui.


L’eau m’a tout pris, et j’ai tout perdu.
Une eau verte, un chenal d’émeraude qui se regardait dans les arbres.

Devant moi j’avais la rivière Bonaventure et des arbres.
J’étais là, je n’y suis plus.
Je regrette, je m’ennuie ici, dans la ville.
Je savais déjà quand j’ai fais ce dessin car à chaque année c’est pareil.
Quand je quitte l’eau et la forêt, je deviens autre, je perds ma peau.

mardi 12 août 2008

Le passage à pieds mouillés

Un premier dessin de nos vacances à Bonaventure en Gaspésie.



Ouf, on se demande un peu ce que ça représente au juste.
C'est quand on a décidé de monter notre tente qu'un véritable déluge de pluie nous est tombé sur la tête.
C'est une chaussure et mon chapeau séchant auprès du feu, qui semblent étrangement suspendus dans l'arbre.
Derrière, c'est l’entrée d'un gigantesque tepee sur le bord de la rivière Bonaventure, et que j'ai dessinée en attendant que mes amis reviennent de leur deuxième descente en kayak. Une, c'était assez pour moi.
La rivière Bonaventure est réputée pour être l'une des 10 plus claires au monde. On boit directement de son eau et on s'en porte très bien.

lundi 11 août 2008

L'envol des idées

C'est le titre que j'ai donné à cette image qui m'a permis de remporter un concours avec l'OFQJ.
Grâce à cela, j'aurai la chance infinie de pouvoir aller présenter Chimeris à un festival de BD en France.
Youpi!
Grand merci à l'OFQJ pour leur appui.
Les 24-25-26 octobre, je serai donc à St-Malo pour le festival Quai des bulles.


Voici l'affiche qu'on a fait avec mon dessin. Elle est superbre n'est-ce pas?


Ce serait inutile de vous dire à quel point je suis fière et enthousiaste!
On pourrait difficilement me plaire davantage qu'en m'offrant un voyage en Bretagne, le pays des Dames du lac, moi qui n'avais jamais quitté le sol de l'Amérique. Je vais d'ailleurs y demeurer jusqu'au 30 octobre, histoire d'avoir le temps d'aller visiter, entre autres, le Mont St-Michel et Carnac.