Publié aux éditions de: La Maison du Vert Polis (ISBN:978-2-9815322-0-6)
dimanche 26 mars 2017
LHirondelle
Voici mes illustrations pour le poème: L'Hirondelle, de Madeleine Hébert.
Publié aux éditions de: La Maison du Vert Polis (ISBN:978-2-9815322-0-6)
Publié aux éditions de: La Maison du Vert Polis (ISBN:978-2-9815322-0-6)
mardi 21 mars 2017
Tout le monde veut voir le puit
Je
peux me téléporter et voyager dans le temps à mon gré. Mais je
n'en voit pas l'utilité. Je tourne en rond. Toutes les époques se
ressemblent et c'est toujours très difficile de savoir précisément à quelle année je suis.
Un jour, je crois avoir perdu ce pouvoir. J'arrive dans la
salle commune d'une école et je m'assois à une grande table. Un
juif hassidim et une fille aux cheveux courts bleus foncés viennent
me rejoindre. Quelqu'un entre dans la salle et fait semblant de tirer
au mur, sur un tableau noir, avec sa main qui mime un pistolet. J'ai
peur et je vais me cacher derrière la table. Le juif m'accuse
d'attirer l'attention.
Le policier vont venir nous chercher car ils
sont à notre poursuite. Tous les trois, nous pouvons voyager dans
l'espace et le temps. Nous décidons de changer de monde ensemble même si on ne sait pas vraiment comment faire. On se dit qu'on pourrait y arriver en joignant nos mains ensemble
et en se concentrant mais ça ne fonctionne pas. Alors on décide de
passer au travers un mur en se suivant de très près les uns des
autres.
Nous arrivons dans la cours d'une vieille maison laissée à
l'abandon. Tout est couvert de broussailles et de vieux arbres tordus.
Le mobilier extérieur est en bois gris et usé par les intempérie
(chaises, balançoires, tables, foyer…). Par contre tout, même la
maison, est peint de couleurs primaires éclatantes. Un vieille dame
fragile en marchette s'enfuit en nous voyant arriver. Elle va aller
prévenir la police. On va en arrière de la maison. C'est un vaste,
très vaste champ à l'abandon, sauvage. Une autre vieille madame,
mais plus rondelette et joviale, vient à notre rencontre en sortant
de la remise. Les bras encombrés des serpes à calculer
aux lames noires et usées, elle nous dit qu'elle peut aller jusqu'à
500 avec ça. On lui dit que c'est inutile car nous ne sommes que 3.
Elle nous indique le puit dans la cours en nous disant que tout le
monde veut voir le puit. C'est un très vieux puit en briques avec
un gigantesque arbre mort et desséché qui le surplombe. Les
branches grises et tordues se terminent sur des ramilles délicates
et emmêlées comme des toiles d'araignées. Il est aussi peint de
couleurs vives et bariolées.
vendredi 10 mars 2017
China girl
Il
y a un gars qui promène un chien vraiment énergique qui s'appelle
Dynamo. Et ça dérange tous le monde.
J'ai retrouvé tous mes jouets
d'enfant, et encore bien d'autres que je collectionnais. Ils sont à
l'extérieur, au bateau, près d'un lac ensolleillé pas loin de la
marina à mes parents, juste à côté d'un poulailler. Ma vieille
Bessy est là aussi mais elle fait peur à voir. Ses cheveux sont
devenus tout rouillés, genre brun-roux, et ils s'arrachent, sa peau est toute sale et
verte, son corps est infesté de vermine...
Mais je la prend quand même avec moi, pour la réparer. Et je vois
plein d'autres jouets de mon enfance, il y en a partout.
On est
maintenant dans le sous-sol commun de notre bloc appartement et les
murs sont en veneer turquoise. Mon copain a une collection de chevals
de carrousels, et moi j'ai plein de petites pouliches. Je vois une
petite fille vêtue comme une poupée de porcelaine, et un peu
brisée. Sa mère est encore pire. Je leur dit que mon copain est
sculpteur et qu'il peut les réparer. La mère me dit qu'elle utilise
du Paverpol et que c'est ce qu'il y a de mieux. Je lui dit que son
Paverpol n'est que je la colle blanche avec une charge et un pigment
et qu'elle devrait utiliser de la plasticine epoxy à la place mais
que je vais demander à mon copain, c'est lui le spécialiste. Elle
argumente avec moi. Je lui demande si c'est parce qu'elle pense que
ce sera toxique mais ça ne semble pas être ça la question et je
lui dit qu'on va aller retrouver mon copain.
Donc on monte au dernier
étage et je voudrais que la fillette nous accompagne mais sa mère
ne veut pas, elle dit qu'elle va toute se briser. Je lui assure que
je vais m'occuper de la petite fille mais ça ne se passe pas comme
prévu car la fillette a tellement peur de se briser qu'elle se
cogne partout. Ses petits souliers dorés peint de fleur sont tout
écaillés et je me sens mal en pensant que c'est ma faute. Je dois
la prendre dans mes bras pour monter les étages.
En haut, mon copain
est occupé. Il porte une perruque de majordome et une livrée de
serviteur. Je ne sais pas trop ce qu'il fait mais il est au service
de gens riches qui sont au dernier étage, comme les navigateurs de
la guilde dans Dune, on ne les voit pas. C'est décoré dans un style
baroque rococo décadent. Il semble réticent à l'idée de réparer
la madame et sa fille. Il me dit qu'il n'aime pas toucher aux gens.
Et moi-même je me demande si elles auront de l'argent pour nous
payer.
On voit soudainement apparaître le fils de la madame de terre cuite,
étrangement il est en bien meilleur état. Il est en porcelaine sans émail,
dépolie, sculpté comme un chérubin mais sale comme un ramoneur et
lui aussi porte une livrée de domestique. La femme montre à mon
copain ce qu'elle voudrait qu'il répare. C'est son dos. Il est dans
un état lamentable. Je dis que moi je pourrais le faire et mon
copain n'a qu'à me superviser. Sa colonne vertébrale est toute
creusée et elle l'a réparée en nouant ses lambeaux de chair de
part et d'autre afin de rejoindre les deux côté et amoindrir la
fissure, un peu comme on lasse un corset.
Mon copain se sauve,
dégoûté. Je prend de la pâte à modeler et je commence à lui
sculpter un dos. Mais j'arrête tout de suite car je me rend compte
que j'ai oublié de demander des conseils à mon ami sur ce qu'il
serait le mieux d'utiliser comme matériaux, et je pars à sa
recherche.
mercredi 1 mars 2017
Gris tout doux!!!
Il
y a un petit oiseau en duvet gris tout doux qui est prisonnier d'une
vieille grange et retenu par un fil qui s'attache à une de ses
pattes. La longueur de la corde est calculée en fonction de ne
jamais le laisser aller plus loin qu'à la porté du chat qui est là
et le guette. L'oiseau doit toujours bouger pour que le chat ne
puisse jamais l'attraper. Je prend l'oiseau aux creux de mes mains
pour le protéger et il se réduit en cendre pour se transformer en
papillon de nuit.
mercredi 22 février 2017
L'artiste est content
Je
suis sur la plage dans un magasin en forme de coquillage géant.
Quand on y entre, on se transforme. Je change de forme plusieurs fois
avant de devenir un prince aventurier arabe, genre Simbad.
J'ai
l'intention de descendre vers la plage, qui est assez loin en bas. En
regardant vers la mer avant d'y aller, je peux voir comment les vague
vont venir me chercher. Elles vont très loin sur le sable à chaque
reflux, noir comme le charbon. Des dragons chinois jouent dans l'eau.
Rendue dans la mer, je flotte sur l'eau et je veux passer au travers
la peau de l'eau pour aller voir l'exposition d'un de mes ami artiste
qui est au fond de la mer. Il y a comme une membrane sur l'eau, qui
est verte, et elle est difficile à crever.
Mais lorsque je réussis
enfin, c'est Philémon de Fred qui m'accueille de me fait visiter. Il
y a plein de bds rares et des livres en métal repoussé qui
s'ouvrent comme des coffres. Et l'expo me conduit jusque chez
l'artiste, dans une pièce secrète qui est cachée de la chambre
principale par un grand rideau en corduroy brun. L'artiste est très
content de me voir. Il est avec un collectionneurs et d'autres
visiteurs de ses amis qui ont prit rendez-vous et viennent nous
rejoindre. Ils sortent une bouteille de Scotch pour la partager mais
moi ce qui m'intéresse le plus, c'est le papier de la bouteille.
Je
m'endors sur un fauteuil. Quand je me réveille le lendemain matin,
l'artiste dort. Je m'en vais pour sortir de chez lui et je passe par
un grand parcours en montagnes de riz sec qu'il a sculpté en forme
de villes et de paysages qui s'étalent sous des viaducs et des
échangeurs en bétons. J'essaie de marcher dans son petit village de
riz sans le détruire mais une grosse femme jalouse me court après.
Elle est fâchée parce que j'ai passé la nuit chez l'artiste. Elle
me poursuit dans l'entrepôt d'un magasin d'électronique jusque
dans les rayonnages de la boutique, où je l'assome.
dimanche 12 février 2017
Il n'y a plus beaucoup d'humains sur la terre
Je
vis dans les égouts. Il n'y a plus beaucoup d'humains sur la terre,
juste des zombies et un sorcier. Le sorcier porte une sorte de toge
en haillon qui ressemblent à du cuir de porc brut à mâcher pour
chien. Des lambeaux de peau sèche et brunâtre recouvrent sa tête
et son visage d'une capuche mystérieuse enveloppant son visage dans
un gouffre d'ombre. Il veut ramener à la vie un zombi probablement
mort d'inanition. Pour réaliser l'opération, il commence par
trouver un entonnoir fait d'écorce ou de papier de nid d'abeille
qu'il colle aux les lèvres du zombie. Il le remplit ensuite d'un
tas d'entrailles toutes desséchées. C'est tout ce qu'il a pu
trouver. Mais il n'a pas besoin de grand-chose, seule une petit
goutte de sang suffira, pourvu qu'elle tombe dans la gorge du zombi.
Le sorcier souffle une formule magique dans un sifflet bien spécial.
Quand le zombi revient à la vie, il obéit au sorcier. Ensemble ils
combatent les autres zombies. Il a une sorte de fouet rouge qui sort
de sa main, pareil à la langue élastique d'une grenouille. Il lui
suffit de toucher un zombi avec pour qu'il meurt.
Pour
ma part, je suis protégée par la petit fée blanche qui avait
accompagnée Dante et Virgil aux enfers. Et Sylvie, la petite fille
végétale qui obéit toujours à la fée. Tant que ces deux-là ne
me quitteront pas, les zombis refuseront de m'approcher. Nous (notre
petite tribus composée de moi, la fée, Sylvie, le sorcier et son
zombi apprivoisé) essayons de passer le mur qui sépare le monde
sain du monde contaminé par les zombies. En fait, c'est juste une
palissade de bois et de l'autre côté c'est une usine. Quand les
ouvrier nous voient, ils veulent fuir pour être libres eux aussi
mais la police les tues.
Et
finalement je reviens chez moi. C'est la nuit et une chauve-souris
géante plane au dessus de nous, immobile, les ailes écartées comme
un gros parapluie. Les voitures évitent de passer en dessous et moi
aussi, j'ai un peu peur. Elle s'en va en battant des ailes, on dirait
Batman.
mercredi 1 février 2017
Le maître du haut fourneau
Je
suis dans l'espace en vaisseau spatial dans l'univers de Star Wars et
je cherche la porte de l'enfer. Le diable se nomme Deliambre et il
me dit que si je veux sortir dix âmes du Paradis, il devra en sortir
autant de l'Enfer, question d'équilibre. Je choisis donc 10 petites
«My little pony» du côté Ciel et il fait sortir 10 démons de
l'Enfer, dont Sisyphe nommé «Le maître du haut fourneau». Tout
cela en échange d'un an de ma vie. Donc je dis aux petites
pouliches que j'ai délivrée: «Ne m'attendez pas!»
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