samedi 5 octobre 2013

Lenore


Lenore
Encre et gouache vinylique sur panneau de bois
10" X 12"
septembre 2013
Pour notre exposition sur le thème d'Edgar Allan Poe

Voici un extrait du célèbre poème d'Edgar Allan Poe
The Raven

Once upon a midnight dreary, while I pondered weak and weary,
Over many a quaint and curious volume of forgotten lore,
While I nodded, nearly napping, suddenly there came a tapping,
As of some one gently rapping, rapping at my chamber door.
`'Tis some visitor,' I muttered, `tapping at my chamber door -
Only this, and nothing more.'

Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow; - vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow - sorrow for the lost Lenore -
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore -
Nameless here for evermore.

...



vendredi 27 septembre 2013

Les survivants

Voici mon oeuvres qui est présentement exposée au Musée des beaux arts de Mont-St-Hilaire pour le salon d'automne 2013 -150 variations sur le thème "La mémoire de l'eau"-


Les survivants
Acrylique sur panneau de bois
24 X 30 pouces
juin 2013

dimanche 22 septembre 2013

C'est la faute au docteur



Mon peuple combat une armée de chevaliers. Nous sommes dans une ville fortifiée médiévale mais nos armes sont toutes de fer blanc ou en aluminium. Elles vont se tordre au moindre impact. Je dis à mes soldats que nos ennemis ignorent la mauvaise qualité de nos armes. Mon discours est enthousiaste et je veux motiver mes troupes à attaquer avec le plus de conviction et d’ardeur possible. Il faut impressionner l’adversaire et tenter de les désarmer en utilisant l’effet de surprise. Criez fort pour les impressionner et emparez-vous de leurs armes! Nous pourrons ensuite les faire fondre pour s’en fabriquer des nouvelles.

J’ai une amie zombie. Sa peau est verte et ses bras ont été arrachés. Il faut la nourrir et je lui offre de mon sang mais ni elle ni moi ne sommes vraiment d’accords avec cette solution car cela va me transformer en zombie moi aussi. Nous conduisons un canot dans les mangroves. Je saute à l’eau mais à cet endroit, le fond est très haut. Je suis debout sur un monticule de linge empilé au fond de l’eau. Ce sont les vêtements de tous les enfants qu’elle a dévoré.

Et nous sommes toutes les deux domestiques chez Hitler. Je fais le ménage d’un grand congélateur rempli de galettes de pommes de terre. Un officier au bureau d’accueil me demande s’il n’y avait pas davantage de patates avant. Je dis que ce n’est qu’une impression qu’il a, parce qu’elles sont toutes en miettes. Il n’est pas d’accord. Selon lui, c’est la faute au docteur qui occupe la pièce d’à côté. Le congélateur est collé au mur mitoyen et je vois qu’il y a un trou dans la glacière, qui passe à travers la paroi menant au cabinet du docteur.


samedi 14 septembre 2013

Étienne Brulé -coureur des bois-

Voici quelques illustrations d'intérieur que j'ai fait pour le tome 6 de la collection "Bonjour l'Histoires" aux éditions de l'Isatis.
Étienne Brûlé -Coureur des bois-
Par Jacques Pasquet
Éditions de l'Isatis, collection Bonjour l'Histoire
ISBN: 978-2-923234-90-8






















vendredi 6 septembre 2013

Si ton ennemi a faim...


Docteur peste cavalier de l'apocalypse
Acrylique sur panneau de bois
11' X 14'
Août 2013

Ma nouvelle oeuvre pour notre exposition sur le thème de la paix à la galerie Le repaire des 100 talents. Le titre de l'Expo: "Si ton ennemi a faim ..." provient d'une phrase biblique: "Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger , s’il a soif, donne-lui à boire".
L'apôtre Paul.(Romains 12:20.)

La citation complète dit: " « Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête."
Et voici l'interprétation de ce proverbe que j'ai trouvé ICI:
"L’expression “ entasser des charbons ardents sur sa tête ” est une figure de style évoquant un procédé métallurgique utilisé dans les temps bibliques. On déposait une couche de charbons dans le four. On introduisait ensuite le minerai que l’on recouvrait d’une autre couche de charbons. Les charbons ardents entassés sur le minerai augmentaient la chaleur, de sorte que le métal fondait et était débarrassé de ses impuretés. D’une façon similaire, en traitant un opposant avec bonté, il se peut que nous fassions “ fondre ” sa dureté et ressortir ses qualités (2 Rois 6:14-23)."


samedi 31 août 2013

Mon son et ma texture


Une très vieille femme émaciée qui posait nue pour des photos artistique fait mouler son propre buste et on lui en donne un tirage, tout blanc, pour souligner l’ampleur de sa carrière. J’entre chez elle car la porte est ouverte. C’est tout rose. Elle dit que ce n’est pas vrai, elle n’est pas sénile, il est impossible qu’elle ait oublié de refermer la porte, je n’ai rien à faire chez elle. Je vais sur sa barge flottante toute en or pour me baigner dans sa piscine. Mais son système de sécurité ne me reconnait pas comme sa maîtresse alors l’eau devient empoisonnée. Je sors tout de suite de l’eau pour retourner sur le bac volant. Une grosse fleur verte tombe des nues pour venir me prendre prisonnière dans sa corole mais je saute de côté juste à temps et je m’agrippe sur les pétales. Étant trop lourde pour qu’elle puisse me porter, la fleur me fait souplement descendre jusqu’au sol.

Je suis dans un grand jardin verdoyant plein de lianes et de saules pleureurs. Je suis vêtue d’oiseaux blancs et de fleurs bleues. Je suis poursuivit par des oiseaux automates: un colibri et un autre hybride entre le geai bleu et l’épervier. Mais je réussis à faire en sorte que le rapace attrape l’oiseau mouche. Un vieil homme m’accompagne et me conduit jusqu’à la maison des habitants du parc. C’est un champignon géant où vivent deux grands garçons très maigres aux cheveux longs vêtus de combinaisons moulantes et bariolées. Mon hôte me demande qui je suis et son acolyte lit ma démarche artistique telle que je l’ai écrite dans mon mémoire de maîtrise. Il demande ensuite quel serait mon son. En même temps, un projecteur diffuse sur un écran une image de ma texture. Le vieillard qui est avec moi lit ma BD Mandragora de sa voix grave et rocailleuse. C’est cela mon bruit. Mais je trouve qu’il y manque quelque chose comme  un chœur de femmes stridulant qui font des vocalises dans le lointain. Et ma couleur ressemble à la surface d’une planche de bois au grain clair et verdâtre avec des petits nœuds d’une teinte de rouille.

L’acolyte de l’esprit sylvestre va tuer des gens dans un vaisseau spatial. Comme il ne sait pas quoi faire avec les cadavres, il va les enfermer dans les caissons d’hibernation. Quand l’équipage va s’y coucher pour un long voyage, un astronaute se rend compte que son voisin est mort et que son cadavre est momifié. La momie se lève et commence à vomir ses paroles comme une soupe aux pois jaunâtre dans un bol. La mixture révèle les informations concernant son meurtre et son assassin. Mais nul ne peut arrêter le processus de cryogénisation automatisé par l’ordinateur de bord du vaisseau et le voyage commence. Nous sommes plongé dans un sommeil tellement profond et tellement long que nous perdons toute notion d’humanité. Nos corps se transforment en planètes aplaties par la force de gravité à laquelle est soumise le vaisseau. Je me vois revenir dans le passé, au moment où j’ai gagné une course de char contre Athéné, en passant sous une arche gigantesque en forme d’éléphant blanc décoré de dorures.