samedi 24 octobre 2015

Ça me fait vraiment chier d’être arrangée comme une pitoune



Je vais travailler comme peintre scénique sur une production cinématographique. Il faut aller à la nage sur le plateau, et je suis tout habillée. Je me cramponne sur un flotteur de ski nautique. Des cadavres surnagent entre deux eaux et sont retenus par des chaines fixées au fond. Ils bougent quand je passe près d’eux, on dirait qu’ils sont vivants et même qu’ils ouvrent les yeux. L’un d’eux est une fillette, mais c’est un robot. Son corps est coupé en deux sur le sens longitudinal et le derrière est absent, on ne voit que son devant. L’intérieur est rempli de mousse isolante à l’uréthane rigide sur lequel la fillette qui habitait ce corps à écrit plusieurs fois, à quelques années d'interval, que son père l’abusait.

Finalement, le réalisateur me demande d’être figurante. Je dois pousser un chariot présentant des échantillons de cosmétique en minaudant. Je n’ai pas de linge sec et les gens me disent de transformer en pantalon la chemise rose que je porte, ce que je trouve absurde. Ils me tondent le corps, me maquillent, me peigne et je dois porter du linge très féminin avec des talons hauts. Je me sens vraiment transformée en quelque chose qui n'est pas moi et j’ai l’impression que maintenant les gens me remarquent. Et d’un autre côté ça me fait vraiment chier d’être arrangée comme une pitoune. Sauf que finalement, ils n’ont plus besoin de moi, donc j’ai encore été payé pour ne rien faire toute la journée.

samedi 17 octobre 2015

Le Loup garou qui ronfle dans la forêt



3 dragons sont conduits par des elfes. Un grand dragon, un obèse et un moyen. L’elfe qui chevauche le moyen dragon est blessé mais le dragon de la femme qu’il aime saigne lui aussi. Et son sang est jaune verdâtre. Alors il vole tout proche de lui et quand il baise ses plaies, elles guérissent. Je vais rencontrer le roi des elfes pour réparer une peinture qui représente les frères Majere, on n’y voit que le visage de Raistlin. Je lui assure que je prendrai 2 fois moins de temps et que je le ferai mieux que n’importe qui pour réparer l’œuvre. Je suis très sûre de moi. En fait, la peinture est carrément inachevée et une portion du haut a été endommagée par un dégât d’eau.

Viviem* est avec moi dans un groupe qui vont faire un test pour enseigner l’art chez un fournisseur de matériel d’artiste. L’enseignant nous offre un thé de la couleur de notre choix. Viviem en prend un rouge, comme ses cheveux et je choisis mon habituel thé vert « temple du ciel ». Le prof nous demande de prendre de l’eau dans le vide à l'aide d'une seringue en tournant à 360º. Je comprends qu’il faut changer de côté et je remplis ma seringue dans l'air. Les autres ne savent pas quoi faire alors ils font comme moi. Mais ma seringue est toute petite, plus petite que les autres. J’enlève les bulles d’air en la tapotant doucement et il ne reste presque plus d’eau. Mais elle change de couleur. Les couleurs se mélangent pour devenir des paysages et des scènes de feutre. Le professeur passe à chacun de nous et ramasse nos créations dans une boîte. Il va les offrir à ses élèves.

Il y a un loup garou qui dort dans la forêt. On peut l’entendre ronfler. Il faut en profiter pour le tuer. J’ai fabriqué un pistolet en argile mais il n’est pas sec alors il se casse. Sauf que le système d’ignition est intact. C’est Pulvertrie* qui trouve le loup mais j’ai peur d’aller voir. Viviem a trouvé une clé d’argent qu’elle coupe en trois pour faire trois balles d'argent. Je ne parviens pas à fabriquer un nouveau pistolet avec du bois. Alors j’ai l’idée d’utiliser un slingshot, comme dans « It » de Stephen King.
 
*Nom fictif

vendredi 9 octobre 2015

La poupée sanglante*


Voici une autre oeuvres que j'ai fait pour notre exposition intitulée "Exposition universelle de Transylvanie de 1899"  au Repaire des 100 talents.

C'est une petite oeuvre à l'huile sur une pièce de plâtre.
La peinture mesure 4,5 par 6,5 pouces et avec le cadre 8 x 10 pouces.
Et je l'ai fait en septembre 2015.

*Le titre est inspiré du roman "La poupée sanglante" de Gaston Leroux. Un roman que je n'ai pas lu. Mais l'image de couverture et le titre m'intriguaient beaucoup quand j'étais enfant.

lundi 5 octobre 2015

Czarevna of the underground kingdom*


Et voici une autre petite oeuvre que j'ai fait pour notre Exposition universelle de Transylvanie de 1899 au Repaire des 100 talents.

La peinture en tant que telle est toute petite, elle mesure 2 x 2,5 pouces, et avec le cadre 7 x 8,5.
C'est à l'huile, terminé en septembre 2015.


*Le titre est en anglais car cette oeuvre est un peu inspirée de l'excellent roman de Catherynne M. Valente intitulé "Deathless". Et aussi du costume de Lucy Westenra dans le film de Dracula de F.F. Coppola.

samedi 26 septembre 2015

Les apprentis docteurs



Peinture à l'huile sur panneau de bois
16 x 20
Septembre 2015

Voici une peinture (avec ce que j'appelle mes docteurs peste) que j'ai fait pour notre exposition qui s'intitule: "Exposition universelle de Transylvanie" au Repaire des 100 talents du 1 octobre au 6 novembre.

Et voici deux images de la peinture en cours de travail

 
 

dimanche 13 septembre 2015

L'histoire des clones


Dans une usine du futur, tous les ouvriers sont des clones assexués, sauf 2. Un gars et une fille. Même s’ils ressemblent presque parfaitement aux autres, ils finissent par se reconnaître, question d’hormones. La fille désire se sauver mais le garçon est réticent, je crois qu’il a peur, il hésite. Il finit par se décider et par suivre la fille. 

Les chimistes et biologistes du laboratoire qui les ont créées désirent qu’ils se fondent dans la foule et passent inaperçu, afin de voir s’ils peuvent s’intégrer à la société. Pour qu’ils soient plus difficilement repérables, les scientifiques s’arrangent pour qu’ils trouvent des costumes sur leur chemin. Ils vont les porter à un point où les anciens esclaves pourront les trouver. Des figurants revêtent les costumes en attendant les clones. Ils se promènent dans les rues avec un costume de marchand de linge (et un support à roulette portant des vêtements), pour le garçon, ainsi qu’un chariot à encens et une sorte de chape en chambre à air gonflées recouverte de tissus pour la fille.  

Pour être certains que les clones les trouvent, une sentinelle est postée à cet endroit avec comme mission d’attirer leur attention. C’est un grand homme maigre et sec avec une coupe de cheveux militaire et un grand manteau en vinyle noir, on dirait qu’il sort du film Dune de David Lynch. Avec un slingshot, il lance un bong en latex dont le réservoir est à son effigie contre une poubelle de métal fait dans un contenant de 50 gallons. En théorie, le bong revient quand il rebondit sur la poubelle. Et c’est ce qu’il fait. Sauf une fois, et il traine dans le milieu de la rue ou un passant le ramasse, il veut partir avec et commence à rire du soldat. Mais la sentinelle lui fait une moue tellement épeurante que le gars remet l’objet sur le sol. Et c’est moi qui le ramasse pour aller le redonner timidement au soldat. Il me regarde d’un air menaçant en pointant derrière moi. Je comprend qu'il me dit de m'en aller par là et de ne pas me mêler de leurs affaires.
 
Pour finir l’histoire des esclaves, ils prennent les costumes et ils s’enfuient dans la foule compacte en courant à toute allure, elle avec son chariot à encens et lui avec son rack à linge. Les rues sont bondées de monde, de temples et de boutique, cela se passe en Inde. Donc ils passent complètement inaperçus. Le gars est profondément mal à l’aise mais la fille s’amuse presque.

Revenons à mon histoire. Pendant ce temps, je vais dans la direction que le soldat m’a indiquée et je me retrouve dans les bidonvilles. Ils sont séparés de la ville par un haut talus d’herbe et des gens s’y sont creusés des cavernes souterraines. Deux femmes qui y habitent me voient arriver et me demandent si je suis une artiste ou une enseignante. Je leur réponds que je peux faire les deux et elles sont contentes car elles ont besoin de mon aide. 

Elles remplissent des cartes de dévotion antiques, qui datent du début de l’an 2000. Ce sont des petits groupes de casse-têtes qui se présentent sous la forme de sudoku mais avec des lettres comme des coordonnées de battle ship ou d’échec, et cela ressemble à des cartes de Bingo. Quand on termine une carte, on va entrer les résultats dans un site web qui nous donne des gains ou des prix, selon ce qu’on a obtenu.