dimanche 15 novembre 2015

C’est comme ça qu’ils ont inventés les casses-gueules

Il y a une nouvelle piscine juste à côté de chez moi et ça me rend tellement heureuse. Elle est superbe, avec deux grands bassins, un creux et un autre peu profond. C’est gratuit, il n’y a presque personne et la décoration est magnifique, avec des plantes et des fauteuils sous une grande verrière ensoleillée. Je vais pouvoir y aller plusieurs fois par semaine. 

J’y suis déjà allé mais quand je veux y retourner, impossible de la retrouver. Je me perds dans les cuisines et l’intendante me fout à la porte et je finis par aboutir en plein milieu de la réception privée d’un parrain de la mafia qui est en train de marier sa fille. C’est en passant inaperçu que je parviens à m’en sortir pour retrouver un de mes collègues de travail dans la cours.

 Il propose de se venger et met le feu à une brique de mousse isolante rigide. Elle brûle sans flamme et commence à boucaner lorsqu’il la lance dans la chaine de production de l’usine de bonbon où on travaille. C’est la fin de semaine donc il n’y a personne. Le feu se déclare rapidement et on le voit de loin, dans le stationnement de l’hôtel où on s’est réfugié avec tous les autres employés. 

Tout à coup on entend des bruits d’explosions et des boules blanches de grosseurs variables commencent à nous pleuvoir dessus. Elles proviennent de l’usine en combustion. Je crois qu’il faut se mettre à l’abri mais personne n’a peur, sauf mon ami qui en reçoit une sur la tête et ça l’assomme durement. Les gens ramassent les projectiles sur le gazon. En les regardant de plus près, on voit les reflets moirés iridescents d’une perle. Un employé en tranche une pour me montrer qu’à l’intérieur, c’est dur et plein de couleurs. C’est comme ça qu’ils ont inventés les casses-gueules. Certains autres sont mou, avec du jelly bean à l’intérieur. Ils veulent en faire des noirs aussi et je leur dis de prendre du carbone, car c’est le pigment noir universel et on peut en manger*.

*Je tiens à insister sur le fait que cette histoire est un rêve, ne faites pas des bonbons avec du noir de carbone, ce n'est pas une bonne idée.

vendredi 6 novembre 2015

Bluby here



Un cowboy et une jeune fille sont poursuivit par un ours. L’ours, c’est deux vampires qui sont méchants car ils se connaissent depuis longtemps. La jeune fille est un peu trop maigre et silencieuse, comme on en voit souvent. Et le cowboy, c’est le pistolero de Stephen King. 

Mon rêve se passe d’ailleurs dans un univers dans le genre de la série de livre « la tour sombre ». Nous traversons un lac en radeau jusqu’à une rivière, qui devient un marécage et enfin, une mangrove. Ce qui nous amène dans l’Amérique profonde et perdue. Imaginez les Catskills et un environnement dans le genre du film « Deliverance ». 

Un petit garçon est perdu et ils veulent partir à sa recherche mais ils ne peuvent pas tout de suite car le conducteur de l’autobus scolaire est le même que le camion de pompier. Et présentement ils ont besoin des pompiers. Le camion est très large et ses roues sont gigantesques, cela lui permet de passer par-dessus les clôtures qui délimitent les terres agricoles. 

Il faut se méfier de la nature, tout est empoisonné, contaminé ou irradié. Nous voyons un cheval infecté sur la plage au bord d’un lac. Il est recouvert d’algues visqueuses et de bubons. Il lutte pour ne pas se gratter les yeux et les naseaux car cela va empirer son état et on imagine la chair infectée qui se détachera en lambeaux sanguinolents. On l’entend quand il pense : « Je n’aurais pas dû aller là, je le savais pourtant. On dirait que je voulais en finir. » Je regarde le cowboy, estomaquée et perplexe. Je lui dit : « Je n’ai jamais entendu parler un cheval. Et là, de l’entendre penser… » 

Des superbes papillons roses viennent voleter près de moi. Les motifs multicolores de leur ailes me rappellent les détails sur les ailes des papillons monarques, mais avec des motifs fleuris. Je suis émerveillée et je passe un temps fou à les observer. Les papillons vont se poser sur un bosquet de framboisier qui pousse comme un arbuste au milieu du sentier. Le pistoléro me donne une framboise. Je suis touchée par le geste mais je repense au cheval et je n’ose pas la manger. Elle n’est pas belle non plus, on dirait qu’elle n’est même pas mure. Ça ressemble davantage à une grappe d’œufs de grenouille rosâtres. J’attends qu’il regarde ailleurs pour la jeter. 

Le ciel se couvre de nuages sombres. Il va y avoir de l’orage. Un lambeau de nuage se détache du reste et pend vers le sol en écrivant des lettres dans le ciel. C’est écrit « Blub » On pense au blob et on cherche le monstre mais il n’est pas là. Le nuage continu à écrire et ça devient « Bluby here ». On va voir en dessous du nuage pour voir de quoi il parle. C’est une fontaine de boue visqueuse qui gicle au dessus d’un monticule brun en faisant des bulles et des Cyanobactéries gluantes comme sur le cheval. 

Qu’est-ce qu’on fait? Est-ce qu’on va voir? Est-ce qu’on traverse maintenant? Est-ce qu’on a le temps avant que le blob ne se répande et envahisse tout?

dimanche 1 novembre 2015

L’eau coupe la relation entre les parties de son corps

C’est l’été et les zombies se promènent dehors dans la rue, en plein jour.

 Je suis cachée dans la baignoire à côté d’une porte patio. Quelqu’un m’a vu dans la rue, il a une mitraillette. J’agite une débarbouillette blanche en guise de drapeau de paix au dessus de ma tête pour qu’il ne tire pas sur moi en pensant que je suis un zombie. Il vient me voir et nous traversons la rue pour fuir en bateau. 

Cela ressemble à un ponton pneumatique mais il faut nager pour aller le rejoindre car il est au milieu du lac. Il n’a pas de moteur et ses flotteurs son dégonflés mais au moins il flotte quand même et c’est un bon refuge car les zombies ont peur de l’eau. Ce n’est probablement qu’une question de temps avant qu’ils comprennent que ce n’est pas dangereux. 

Un zombie nous regarde, perché sur un tronçon de quai flottant isolé. C’est inquiétant, on dirait qu’il réfléchit. S’il met ses pieds dans l’eau, sa sensation change, comme si la peau de l’eau tranchait son corps en deux. L’eau coupe la relation entre les parties de son corps.

samedi 24 octobre 2015

Ça me fait vraiment chier d’être arrangée comme une pitoune



Je vais travailler comme peintre scénique sur une production cinématographique. Il faut aller à la nage sur le plateau, et je suis tout habillée. Je me cramponne sur un flotteur de ski nautique. Des cadavres surnagent entre deux eaux et sont retenus par des chaines fixées au fond. Ils bougent quand je passe près d’eux, on dirait qu’ils sont vivants et même qu’ils ouvrent les yeux. L’un d’eux est une fillette, mais c’est un robot. Son corps est coupé en deux sur le sens longitudinal et le derrière est absent, on ne voit que son devant. L’intérieur est rempli de mousse isolante à l’uréthane rigide sur lequel la fillette qui habitait ce corps à écrit plusieurs fois, à quelques années d'interval, que son père l’abusait.

Finalement, le réalisateur me demande d’être figurante. Je dois pousser un chariot présentant des échantillons de cosmétique en minaudant. Je n’ai pas de linge sec et les gens me disent de transformer en pantalon la chemise rose que je porte, ce que je trouve absurde. Ils me tondent le corps, me maquillent, me peigne et je dois porter du linge très féminin avec des talons hauts. Je me sens vraiment transformée en quelque chose qui n'est pas moi et j’ai l’impression que maintenant les gens me remarquent. Et d’un autre côté ça me fait vraiment chier d’être arrangée comme une pitoune. Sauf que finalement, ils n’ont plus besoin de moi, donc j’ai encore été payé pour ne rien faire toute la journée.

samedi 17 octobre 2015

Le Loup garou qui ronfle dans la forêt



3 dragons sont conduits par des elfes. Un grand dragon, un obèse et un moyen. L’elfe qui chevauche le moyen dragon est blessé mais le dragon de la femme qu’il aime saigne lui aussi. Et son sang est jaune verdâtre. Alors il vole tout proche de lui et quand il baise ses plaies, elles guérissent. Je vais rencontrer le roi des elfes pour réparer une peinture qui représente les frères Majere, on n’y voit que le visage de Raistlin. Je lui assure que je prendrai 2 fois moins de temps et que je le ferai mieux que n’importe qui pour réparer l’œuvre. Je suis très sûre de moi. En fait, la peinture est carrément inachevée et une portion du haut a été endommagée par un dégât d’eau.

Viviem* est avec moi dans un groupe qui vont faire un test pour enseigner l’art chez un fournisseur de matériel d’artiste. L’enseignant nous offre un thé de la couleur de notre choix. Viviem en prend un rouge, comme ses cheveux et je choisis mon habituel thé vert « temple du ciel ». Le prof nous demande de prendre de l’eau dans le vide à l'aide d'une seringue en tournant à 360º. Je comprends qu’il faut changer de côté et je remplis ma seringue dans l'air. Les autres ne savent pas quoi faire alors ils font comme moi. Mais ma seringue est toute petite, plus petite que les autres. J’enlève les bulles d’air en la tapotant doucement et il ne reste presque plus d’eau. Mais elle change de couleur. Les couleurs se mélangent pour devenir des paysages et des scènes de feutre. Le professeur passe à chacun de nous et ramasse nos créations dans une boîte. Il va les offrir à ses élèves.

Il y a un loup garou qui dort dans la forêt. On peut l’entendre ronfler. Il faut en profiter pour le tuer. J’ai fabriqué un pistolet en argile mais il n’est pas sec alors il se casse. Sauf que le système d’ignition est intact. C’est Pulvertrie* qui trouve le loup mais j’ai peur d’aller voir. Viviem a trouvé une clé d’argent qu’elle coupe en trois pour faire trois balles d'argent. Je ne parviens pas à fabriquer un nouveau pistolet avec du bois. Alors j’ai l’idée d’utiliser un slingshot, comme dans « It » de Stephen King.
 
*Nom fictif

vendredi 9 octobre 2015

La poupée sanglante*


Voici une autre oeuvres que j'ai fait pour notre exposition intitulée "Exposition universelle de Transylvanie de 1899"  au Repaire des 100 talents.

C'est une petite oeuvre à l'huile sur une pièce de plâtre.
La peinture mesure 4,5 par 6,5 pouces et avec le cadre 8 x 10 pouces.
Et je l'ai fait en septembre 2015.

*Le titre est inspiré du roman "La poupée sanglante" de Gaston Leroux. Un roman que je n'ai pas lu. Mais l'image de couverture et le titre m'intriguaient beaucoup quand j'étais enfant.

lundi 5 octobre 2015

Czarevna of the underground kingdom*


Et voici une autre petite oeuvre que j'ai fait pour notre Exposition universelle de Transylvanie de 1899 au Repaire des 100 talents.

La peinture en tant que telle est toute petite, elle mesure 2 x 2,5 pouces, et avec le cadre 7 x 8,5.
C'est à l'huile, terminé en septembre 2015.


*Le titre est en anglais car cette oeuvre est un peu inspirée de l'excellent roman de Catherynne M. Valente intitulé "Deathless". Et aussi du costume de Lucy Westenra dans le film de Dracula de F.F. Coppola.